Décès du collectionneur et mécène Georges Bemberg

📁 Portraits 🕔21 juillet 2011

Portrait de georges bembergL’hôtel d’Assézat à Toulouse perd son mécène et collectionneur Georges Bemberg, décédé le 17 juillet à l’âge de 96 ans. Il y avait inauguré la Fondation portant son nom en 1995, rendant publique sa collection d’œuvres d’art.

 

La nouvelle du décès de Georges Bemberg, mécène et collectionneur cosmopolite, rencontre une résonnance toute particulière à Toulouse. Ce passionné d’art cherchait dans le milieu des années 1990 un lieu pour abriter sa Fondation, afin de permettre au grand public d’admirer sa collection privée. L’hôtel d’Assézat, considéré comme l’un des plus beaux bâtiments Renaissance de Toulouse, avait déterminé son choix final. Inaugurée en 1995, la Fondation Bemberg abrite depuis cette date une collection de plus de 1000 pièces, constituée de peintures, livres précieux et objets d’art. Un regard de collectionneur averti qui permet d’apprécier entre autre les peintures de la Renaissance, ou de l’école des Impressionnistes.

Mécène passionné, Georges Bemberg a continué jusqu’à peu à alimenter la collection de la Fondation toulousaine. Conformément aux termes du contrat celle-ci appartiendra à la ville en 2093.

 

Une vie dévouée à l’Art

Georges Bemberg était issu d’une vieille famille d’industriels allemands de Cologne, qui s’était installée en Argentine en 1850. Il grandit dans un milieu cultivé et éclairé, et développa très tôt son goût prononcé pour les Arts. Elevé en partie à Paris, il fut toujours influencé par la culture européenne. Pianiste, bibliophile, écrivain, c’est à New-York qu’il acquit sa première toile (le pont de Mâcon de Pissarro) à l’âge de 17 ans. A partir de là, sa passion pour la peinture ne le quitta plus. Se familiarisant avec le marché de l’art et des salons des ventes, il constitua une collection empreinte de classicisme, reflet de ses goûts d’esthète et d’érudit.

Il laisse à l’hôtel d’Assézat une riche collection acquise tout au long d’une vie, comprenant notamment les toiles du peintre Pierre Bonnard et des Nabis qu’il appréciait plus particulièrement.

 

Didier Marinesque

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