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Cocktails molotov, agression barbare et carambolage à la une du journal des faits divers de Toulouse

policiers toulouseA ne pas manquer, le tabassage d’un homme à vingt contre un pour un motif des plus ahurissants. Egalement, la condamnation très clémente d’un automobiliste fortement alcoolisé sur le périphérique. Immanquable enfin, la vengeance enflammée d’un homme contre une discothèque. Dans ce nouveau numéro, le premier de novembre, Toulouse Infos revient sur les sombres agissements de la semaine.

 

L’évènement de la semaine: l’agression commise par une vingtaine de personnes sur une seule, pour un simple coup de klaxon. Les faits se sont déroulés samedi soir, à proximité de la place Arnaud Bernard. Et ils sont tout bonnement hallucinants. Il est presque minuit quand un homme de 28 ans s’engage dans une rue au volant de sa voiture. Devant lui, un véhicule arrêté obstrue le passage. Son conducteur blablate tranquillement avec des amis à travers la vitre. Après quelques minutes conciliantes, la future victime appuie sur son klaxon pour signifier à l’automobiliste qu’il lui faut dégager la voie. Celui-ci voit rouge et se dirige vers l’impatient, les sourcils froncés. Instantanément, une vingtaine de badauds débaroulent d’un bar voisin et font cause commune. Seul contre vingt, ses chances sont maigres. Tous se déchainent avec fureur sur ce punching-ball improvisé, à coup de poings, de pieds, de bouteilles en verre et même de chaises. Impunément. Transportée à l’hôpital après l’intervention des forces de l’ordre, l’homme qui souffre de multiples contusions a du recevoir des points de suture au dos et au visage. Interpellés, cinq des chiffonniers ont été placés sous mandat de dépôt dans l’attente de leur jugement. Ils encourent jusqu’à cinq ans de prison ferme.

Le verdict de la semaine: Six mois de prison avec sursis. C’est la sentence prononcée par le tribunal correctionnel de Toulouse à l’encontre d’un jeune roumain prénommé Florin, pour conduite en état d’ivresse, conduite sans permis et mise en danger de la vie d’autrui. Cet homme de vingt-cinq ans ans avait pris le volant le jeudi 11 octobre avec pas moins de 2,26 grammes d’alcool dans le sang. Ivre, il avait provoqué un carambolage sur le périphérique toulousain, en s’écrasant contre l’arrière d’un véhicule avant de finir sa course contre la rambarde latérale. Un accident spectaculaire qui avait entrainé un énorme bouchon sur la voie rapide. Ce père de deux enfants aurait confié au procureur avoir bu ce soir là « entre 5 et 10 bières ». Un comportement irresponsable qui aurait pu susciter une sanction beaucoup plus sévère de la part du tribunal. Le chauffard devra néanmoins indemniser les victimes pour les préjudices matériels causés, en attente de chiffrage.

L’insolite de la semaine: Le trouble-fête trop imbibé qui se fait sortir d’une boîte de nuit vit souvent mal la situation. Le plus souvent, il finit tout de même par se faire une raison. Mais visiblement, ce Rambo des temps modernes avait une fierté à défendre. Vendredi soir, c’est un chauffeur de salle bien particulier qui a exercé ses talents à la discothèque Planet Rock, située 7 chemin de Lanusse. Raccompagné vers la sortie pour son attitude indésirable, l’individu est revenu régler ses comptes peu avant la fermeture. De rage, il a envoyé deux cocktails molotov s’écraser contre la porte de l’établissement. Celle-ci s’est embrasée en un rien de temps, ravageant le sas d’entrée qui s’est enflammé à son tour. Les dégâts ne sont heureusement que matériels, puisque’ aucune des 150 personnes qui se trouvaient alors dans la salle principale n’a été brulée ou intoxiquée. Quand bien même, le pochard incendiaire devra expliquer son geste le 6 décembre prochain devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Peut-être une façon personnelle d’enflammer le dancefloor ? Pas sûr que le juge sera d’humeur plaisantine.

 

Faits et méfaits:

Jeudi: Sept individus ont été interpellés par la police dans l’enceinte de l’Université du Mirail. Ils ont été pris en flagrant délit par un agent de sécurité qui effectuait sa ronde. Ils avaient cassé le volet d’un préfabriqué et venaient tout juste d’y pénétrer, probablement pour y dérober du matériel. Le petit groupe a fini sa nuit en garde à vue.

Vendredi: A Saint-Gaudens en Haute-Garonne, trois voitures ont été incendiées. Les deux premières étaient stationnées dans une résidence avenue Anselme-Arrieu. La seconde, dans le parking du centre commercial Belvédère. Il pourrait s’agir d’un seul et même auteur.

Samedi: Une petite fille âgée de seize mois dans le coma depuis vendredi est décédée dans la soirée. La veille, elle avait été retrouvée inconsciente flottant dans la piscine de sa grand-mère, dans la commune de Lespinasse en Haute-Garonne. Un instant d’inattention aux conséquences tragiques.

Dimanche: Dans la soirée, un véhicule additionnant les infractions au code de la route a attiré l’attention des policiers, avenue de Muret. Interpellé et contrôlé, son conducteur a gagné la timbale. Muni d’un permis non valide, son taux d’alcoolémie a été mesuré à 2,06 grammes par litre de sang.

Lundi: Deux braquages à l’arme de poing ont eu lieu en l’espace de dix minutes, peu avant 19 heures. Le premier a été perpétré par un malfaiteur masqué dans un bureau de tabac situé avenue de Casselardit. Le second, commis par deux individus cagoulés, s’est déroulé dans le magasin Spar du faubourg Bonnefoy. Une même équipe pourrait être à l’origine des deux rafles.

Mardi: Peu avant onze heures, un motard a perdu la vie dans un accident de circulation, sur la voie rapide reliant les Minimes au Fil d’Ariane. En plein dépassement, l’homme a percuté une camionnette qui terminait de se rabattre sur la file de droite. La victime, Paul Vanpoucke, était employé à la Mairie de Toulouse. Il avait 44 ans.

Mercredi: Vers deux heures du matin, des policiers ont pris en chasse un automobiliste qui circulait en contresens sur le périphérique. Les forces de l’ordre ont pu interpeller l’inconscient au niveau de la gare de péage du Palays. Contrôlé à 1,6 grammes d’alcool par litre de sang, le conducteur a fini sa folle nuit au poste. Son permis lui a été retiré aussi vite que ses lacets de chaussures.

 

Par Christophe Guerra

Sources: La Dépêche, Direct Matin Toulouse

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