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Ayrault : « L’A350 est le symbole d’une Europe performante qui pèse dans la compétition internationale »

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault lors de l’inauguration officielle des 74 000 mètres carrés de la chaîne d'assemblage final de l’A350 XWB à Toulouse. Photo / CA P MascletLe Premier ministre était hier matin à Colomiers pour inaugurer le dernier-né des usines aéronautiques toulousaines. Véritable bijou technologique, ce bimoteur capable de transporter jusqu’à 350 passagers et pesant 248 tonnes était très attendu. En grande pompe, Jean-Marc Ayrault est venu saluer la performance des ingénieurs, des employés et de tous les acteurs du projet. L’autorité socialiste en a profité pour rappeler les engagements de l’Etat en matière d’innovation, de compétitivité et de redressement productif.

 

L’A350 n’est pas un long-courrier, non. Il est le long-courrier. « C’est un rêve pour nos concurrents. Je me demande même si l’avion qui est derrière moi ne sort pas tout droit d’un film de science-fiction! » s’amuse Didier Evrard, le responsable du programme A350-XWB. Un programme, faut-il le souligner, dont la réalisation a englouti près de dix milliards d’euros. Sans compter les quatre autres milliards investis en Europe pour le développement du projet. Si le monstre coutera environ deux cent millions d’euros pièce, le jeu semble en valoir la chandelle. Si bien que 558 commandes ont à ce jour été passées auprès d’Airbus avant même la mise en service de l’avion. Un record qui surpasse l’engouement crée jadis par le modèle Boeing 787, jusqu’alors leader incontournable du marché. En 2018, l’usine prévoit de produire au moins dix exemplaires par mois. Soit plus de vingt mille appareils étalés sur vingt ans. Colossal. Toutefois, il faudra prendre son mal en patience encore deux ans pour le voir planer. Mais cinq avions d’essais sont déjà conçus, dont le premier volera début 2013. « Un exemple paradigmique d’un succès européen à l’échelle mondiale » se félicite le directeur exécutif Fabrice Brégier. Décidément chez Airbus, on ne tarit pas d’éloge, ni de haute voltige verbale.

 

Ayrault admiratif

Après les concepteurs, le Premier ministre est lui aussi monté sur l’esplanade bleue saluer l’œuvre. Un speech peu surprenant, tant la louange coulait de source. « J’ai tenu à assister à la naissance de l’A350 car celui-ci marque une étape majeure. Cet avion illustre au mieux la belle réussite d’Airbus. Il est le symbole d’une Europe performante qui pèse dans la compétition internationale ». Avec sa vertu exportatrice et son aspect partenarial, le socialiste a fait de la dimension européenne l’une des clés du succès. « En misant sur la mise en commun des compétences, Airbus démontre qu’il est possible de proposer des produits européens de grande qualité. Il est aujourd’hui une référence incontournable ». L’essor certain de l’industrie aéronautique française est du pain béni en ces temps de diète économique. Jean-Marc Ayrault le sait et n’a pas laissé passer l’occasion de remobiliser quelque peu les troupes. « L’enjeu est bien évidemment aussi la compétitivité. Cette notion n’est pas un simple terme bureaucratique. Elle engage la lutte pour l’emploi, contre le chômage et participe au rayonnement de la France. L’A350 montre que les produits français et européens bénéficient d’une image forte à l’étranger ». Les mauvaises langues diront qu’Airbus est l’arbre qui cache la forêt. Mais peut-être peut-il pousser la production hexagonale à remettre ses turbines en marche.

 

Christophe Guerra

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