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La Femme à la valise, ou comment se reconstruire après un viol

La femme à la valise, un livre universel de Nathalie StraseeleLa Femme à la valise, c’est d’abord Nathalie Straseele, l’auteur. Mais c’est aussi Do, l’autre, le double. C’est enfin nous, le lecteur, la lectrice, qui porte sa propre valise de souffrance. La femme à la valise, premier récit-essai de Nathalie Straseele, un livre qui parle à tous.

 

 

Raconter le viol et la reconstruction après un traumatisme ; voilà un sujet lourd à porter. Et qui peut rebuter le lecteur. Pourtant, Nathalie Straseele, auteur et peintre de la région toulousaine, réussit à le rendre universel. « J’en avais marre de l’indifférence. Il y a une réelle omerta sur le viol ! » Alors que plus de 25 000 femmes sont violées par an, très peu d’entre elles témoignent.

« Par La Femme à la valise, j’ai voulu débloquer la parole et dire aux autres qu’on peut s’en sortir, même si c’est pas facile » décrit-elle. Et c’est une réussite. En plus de 80 pages, elle passe du rire au larmes, de la colère à la peur. Elle transporte son lecteur au delà de son expérience personnelle, dans un cycle positif d’espérance, gràce à son écriture très orale, fluide. La multiplication de parties courtes hachent et donnent un rythme au récit.

Nathalie Straseele passe de l’autobiographie au témoignage en passant par la poésie en prose. Tout en ajoutant des illustrations personnelles pour « représenter l’indicible ». « Elles expriment ce que ni les mots ni le corps ne peuvent dire. »

 

« Il n’y a pas de honte »

Parce qu’au fond, la souffrance infligée, la peur du regard des autres ou la culpabilité sont des sentiments imposés par la société. La Femme à la valise rappelle qu’il faut parler et se reconstruire malgré les préjugés.

« La préface et la postface, écrites par une psychologue de la police et par un doctorant encadrent mon récit. Ils le protègent et lui donnent un cadre » ajoute Nathalie Straseele. Pas besoin d’être concernés ni de près ni de loin par le viol pour accrocher avec le style ou le récit de La Femme à la valise. « C’est d’abord l’histoire de la condition humaine. »

 

Pauline Amiel

 

La Femme à la valise, éd Mélibée, 11 euros

La Femme à la valise, c’est d’abord Nathalie Straseele, l’auteur. Mais c’est aussi Do, l’autre, le double. C’est enfin nous, le lecteur, la lectrice, qui porte sa propre valise de souffrance. La femme à la valise, premier récit-essai de Nathalie Straseele, un livre qui parle à tous.

Raconter le viol et la reconstruction après un traumatisme ; voilà un sujet lourd à porter. Et qui peut rebuter le lecteur. Pourtant, Nathalie Straseele, auteur et peintre de la région toulousaine, réussit à le rendre universel. « J’en avais marre de l’indifférence. Il y a une réelle omerta sur le viol ! » Alors que plus de 25 000 femmes sont violées par an, très peu d’entre elles témoignent.
« Par La Femme à la valise, j’ai voulu débloquer la parole et dire aux autres qu’on peut s’en sortir, même si c’est pas facile » décrit-elle. Et c’est une réussite. En plus de 80 pages, elle passe du rire au larmes, de la colère à la peur. Elle transporte son lecteur au delà de son expérience personnel, dans un cycle positif d’espérance, gràce à son écriture très orale, fluide.
La multiplication de parties courtes hachent et donnent un rythme au récit. Nathalie Straseele passe de l’autobiographie au témoignage en passant par la poésie en prose. Tout en ajoutant des illustrations personnelles pour « représenter l’indicible ». « Elles expriment ce que ni les mots ni le corps ne peuvent dire. »

« Il n’y a pas de honte »

Parce qu’au fond, la souffrance infligée, la peur du regard des autres ou la culpabilité sont des sentiments imposés par la société. La Femme à la valise rappelle qu’il faut parler et se reconstruire malgré les préjugés. « La préface et la postface, écrites par une psychologue de la police et par un doctorant encadrent mon récit. Ils le protègent et lui donnent un cadre » ajoute Nathalie Straseele.
Pas besoin d’être concernés ni de près ni de loin par le viol pour accrocher avec le style ou le récit de La Femme à la valise. « C’est d’abord l’histoire de la condition humaine. »

La rédactionhttps://www.toulouseinfos.fr
Pierre-Jean Gonzalez, rédacteur en chef de toulouseinfos.fr a collaboré avec de nombreux médias avant de prendre la direction du site toulousain, qui existe depuis 10 ans.

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