L’Etat veut discuter du départ des actionnaires chinois de l’aéroport avec les collectivités locales

📁 Articles, Economie, Une 🕔01 février 2019
L'Etat veut anticiper le départ des actionnaires chinois de l’aéroport de Toulouse-Blagnac CToulouse Infos

L’Etat veut anticiper le départ des actionnaires chinois de l’aéroport de Toulouse-Blagnac
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Le départ annoncé des actionnaires chinois de l’aéroport de Toulouse est en train de prendre une tournure de plus en plus officielle. Le ministre de l’économie, Bruno Lemaire a proposé de recevoir les collectivités locales actionnaires de l’aéroport pour discuter des parts que détient l’Etat, soit 10% au total. Un rendez-vous en perspective du désengagement du consortium chinois.

 

 

 

 

4 ans après leur entrée dans le capital de l’aéroport de Toulouse-Blagnac à la faveur de la privatisation, les actionnaires chinois de Casil Europe chercheraient à vendre leurs parts.

 

Le consortium chinois a investi 300 millions d’euros fin 2014 pour acquérir un peu moins de la moitié des parts. Aujourd’hui, les actionnaires chinois espèrent en retirer 500 millions d’euros, soit une plus value de 200 millions en 4 ans. Le consortium aurait même mandaté une banque d’affaire pour gérer cette vente selon la dépêche du Midi.

 

Pour rappel, en 2015, l’aéroport de Toulouse est le premier à être partiellement cédé. L’Etat vend à l’époque 49,9 % de ses actions à un consortium chinois, Casil Europe. Ce sont bien les conditions dans lesquelles cette cession a été effectuée qui ont posé problème à l’époque.

 

En novembre 2018, Selon le rapport de la Cour des comptes, l’aéroport se retrouve dans une situation « ambiguë et instable ». Le consortium chinois n’a pas la majorité des parts mais l’Etat lui donne ses voix pour les plus grosses décisions notamment sur le vote des dividendes qui sont passés de 2,5 millions d’euros en 2015 à 20 millions d’euros en 2016.

 

Cette augmentation du poste des dividendes a généré beaucoup de divergences entre les actionnaires locaux, la région, le département, la chambre de commerce, la Métropole et le consortium. Des tensions sont apparues dans la nouvelle gestion alors que les résultats financiers sont « satisfaisants » d’après le rapport.

 

 

 

Pierre-Jean Gonzalez




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