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Police d’élite, recel et vol avec violence à la une du journal des faits divers de Toulouse

gipnA ne pas manquer, la mise en examen d’un restaurateur pour ses activités de trafic en tout genre. Egalement, l’intransigeance du tribunal correctionnel vis-à-vis d’un motard complice de vol. Enfin, la surréaliste série d’intervention du GIPN en l’espace de quelques heures. Cette semaine encore, Toulouse et sa périphérie révèle son lot de tumultes. Et quand la Ville rose vire au rouge, Toulouse Infos l’écrit noir sur blanc.

 

L’évènement de la semaine: La saisie pharaonique réalisée en fin de semaine dernière par la brigade de recherche de Toulouse au domicile d’un restaurateur. Agé de 46 ans, ce dernier était suspecté de divers trafic jusqu’à ce que les forces de l’ordre ne décident de perquisitionner son logement. C’est avec stupéfaction que les gendarmes ont démantelé un véritable magasin clandestin établi dans le garage de sa villa. Pesée effectuée, les agents ont mis la main sur vingt-six kilos de cannabis ainsi que sur près d’un kilo de cocaïne. La drogue était parquée à côté de divers produits, dont certains types en très grande quantité. Parmi le bric-à-brac, les enquêteurs ont récupéré cinq cent cartouches de cigarettes, des lunettes de soleil et un nombre important de bocaux de foie gras. En tout, le restaurateur détenait un stock d’une valeur avoisinant trois cent mille euros. Mirobolant. Des marchandises qui pourraient bien provenir de plusieurs vols et cambriolages survenus les semaines précédentes dans le département. En attendant les vérifications, l’homme et son frère ont été mis en examen.

 

Le verdict de la semaine: Trois ans de prison dont deux avec sursis. C’est la sentence prononcée jeudi par le tribunal correctionnel de Toulouse à l’encontre d’un homme, reconnu coupable de complicité de vol avec violence. Avec deux autres personnes, il avait participé au « dérobage » d’une mallette contenant plus de trente mille euros. Une somme substantielle qui provenait en fait de la recette de la buvette après le match Stade Toulousain/Bourgoin. Ce soir-là, un scooter s’était arrêté à hauteur de la jeune femme chargée de ramener en lieu sûr l’attaché-case rempli de billets. Sans ménagement, le passager du cyclomoteur lui avait arraché le précieux étui des mains. Vissé sur le siège de sa moto, l’incriminé en question s’était chargé de surveiller les lieux et d’escorter le deux-roues pendant sa fuite. Mais ses responsabilités, il n’a pu les fuir. Pour ce rôle tenu, il passera un an derrière les barreaux. Issue logique pour le chouf, qui s’est trop vite vu passer par la case départ et toucher trente mille euros. Le tribunal lui a répondu: « allez en prison ».

 

L’insolite de la semaine: Des forcenés retranchés qui obligent les policiers d’élite à intervenir, cela arrive. Mais trois cas au cours d’une même journée dans une seule région, on frise l’au-delà du réel. C’est pourtant bien le scénario rocambolesque qui s’est déroulé lundi dernier, dans trois communes de Midi-Pyrénées. Vers 9h du matin à Montauban, le Groupe d’Intervention de la Police Nationale a bataillé près de quatre heures pour déloger deux individus ivres qui avaient investi l’appartement d’une troisième personne. Aux alentours de midi, les gendarmes de Colomiers ont eux aussi été mis à contribution. Un homme âgé de 46 ans s’était cloisonné à son domicile avec des armes à feu. Appuyés par une équipe de la bac, les agents ont facilement interpellé le têtu. Dernier cas, cette fois-ci plus inquiétant, celui d’un trentenaire retranché depuis 14h dans un immeuble du quartier Saint-Michel à Toulouse. Après avoir fracturé la porte de ses voisins de palier avec une hache, cet ingénieur s’était enfermé chez lui. Des outils coupants à portée de main, le désespéré était resté silencieux aux sommations des négociateurs. Vers 15h30, ce sont les mêmes policiers du GIPN dépêchés à Montauban qui ont du débloquer la situation. Les super-agents y sont parvenus sans trop de difficultés. Il y a des jours, comme ça…

 

Faits et méfaits:

Jeudi: Les forces de l’ordre ont mis en place une vaste opération de dépistage d’alcoolémie à l’occasion de la nuit du beaujolais. Déployé aux quatre coins de l’agglomération, le dispositif a porté ses fruits. Cinquante conducteurs ont été contrôlés positifs, dont huit au dessus du taux délictuel de 0,80 grammes par litre de sang. Autant de petits papiers roses qui se sont envolés.

Vendredi: Vers onze heures du matin, une vieille dame a été fauchée par une voiture avenue Vincent Auriol à Roquettes, en Haute-Garonne. Prise d’un malaise, une automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule qui est venu percuter la piétonne. Jacqueline Hug, âgée de 76 ans, est décédée suite à ses blessures.

Samedi: Peu avant midi, deux malfaiteurs ont raflé des parures précieuses dans une bijouterie rue de la République. Le duo a brisé les vitrines de l’établissement avant de s’emparer du coquet butin. La commerçante avait préalablement été neutralisée à l’aide d’une bombe lacrymogène. Ils sont parvenus à fuir les lieux avant que celle-ci ne puisse donner l’alerte.

Dimanche: Une entreprise de récupération de métaux, située à Auterive en Haute-Garonne, a été visitée dans la nuit par des cambrioleurs. Les malfaiteurs avaient déjà dérobé plusieurs pièces vendredi et samedi soir. Au total, près de neuf mille euros de matériel ont disparu. Depuis 2010, ces mêmes locaux ont été profanés une quinzaine de fois.

Lundi: Dans la soirée, des badauds ont aperçu un corps flotter dans le Canal du Midi, au niveau du Boulevard Bonrepos. Inconscient, cet homme de 47 ans venait de subir une crise cardiaque. Repêché en urgence par les sapeurs-pompiers, il a été transporté dans un état grave vers le CHU de Rangueuil.

Mardi: Vers trois heures du matin, deux personnes qui rentraient d’un cocktail à pied par le pont Saint-Pierre ont été pris à partie par cinq individus. Sous la menace, le groupe a palpé leur veste et extorqué leurs paquets de cigarettes. Les petites frappes n’ont même pas pensé à fouiller les poches de leur jean, ratant ainsi l’occasion de rafler un Iphone dernier cri. La force du nombre, mais visiblement pas celle de l’intelligence.

Mercredi: Les nomades installés depuis quelques jours sur un terrain à Sesquières ont été priés de plier bagage, si l’on puis dire. En présence d’un huissier de justice, les forces de l’ordre ont organisé l’évacuation d’une cinquantaine de caravanes et autant de véhicules. Aucun heurt n’a éclaté.

 

Par Christophe Guerra

 

Sources: La Dépêche, Direct Toulouse

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