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LGV : la droite toulousaine « inquiète » de l’arbitrage du gouvernement

Jean Luc Moudenc, François Chollet, Marie Dequé Le Gouvernement Ayrault doit se prononcer aujourd’hui sur les résultats de l’arbitrage concernant son plan d’investissement d’avenir sur la décennie. Les groupes d’opposition municipale Toulouse pour tous et Toulouse Métropole d’Europe se sont réunis hier pour affirmer leur attachement au maintien de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) entre Bordeaux à Toulouse.

 

Alors que les conclusions du rapport de la Commission « Mobilité 21 » présidé par le député PS Philippe Duron préconisent la modernisation des infrastructures ferroviaires existantes, seul la réalisation du projet LGV Bordeaux-Toulouse est privilégiée. Deux recommandations ont été mises en avant à la lecture du rapport, jugée « négatives » par François Chollet, membre de Toulouse Métropole d’Europe. Dans la première hypothèse, la ligne n’apparaît pas prioritaire et les travaux sont repoussés à l’horizon 2030-2050. Dans la seconde, la LGV Bordeaux Toulouse pourrait voir le jour en 2030. Un deuxième scénario plus ambitieux, mais qui apparaît « inquiétant » selon Jean-Luc Moudenc, président du groupe Toulouse pour Tous, car « il repose sur la mobilisation de ressources considérables ». Un avis partagé par François Chollet qui s’est déclaré « extrêmement soucieux », et a affirmé la « nécessité absolue d’un engagement fort de l’Etat sur des délais » mais aussi sur « les financements et modes de financements ». Jean-Luc Moudenc a rappelé que la « création de nouvelles taxes n’était pas dans l’air du temps » et qu’il était « hasardeux » et « aléatoire » de compter sur une amélioration de la conjoncture économique pour débloquer les fonds nécessaires.

 

Une Droite qui unie pour affirmer son attachement à la LGV Bordeaux-Toulouse

Les deux groupes politiques Toulouse pour Tous et Toulouse Métropole d’Europe ont souhaité s’unir pour « affirmer » leur « attachement » à la LGV Bordeaux Toulouse. Jean-Luc Moudenc a rappelé l’impératif de « dépasser les clivages politiques » dans un dossier « évidement structurant pour l’avenir ». Au nom de tous, François Chollet a souligné « la rentabilité » de la ligne LGV, et « l’élément de dynamisme incontournable pour Toulouse » d’un tel projet. La LGV Bordeaux-Toulouse est « une ressource majeure pour la région mais aussi pour le territoire national » a rajouté la présidente du groupe Toulouse métropole d‘Europe Marie Dequé.

Reste maintenant à attendre l’arbitrage du gouvernement qui doit intervenir dans la journée. Une décision que le candidat UMP prédit « purement politicienne ». « Ce sera sans doute une bouée de sauvetage pour sauver le soldat Cohen » anticipe Jean Luc Moudenc.

 

Article de Marine Astor

1 COMMENTAIRE

  1. Si la LGV Toulouse Bordeaux était si rentable que cela, alors pourquoi faudrait il y verser tant de finances publiques ?
    Tous les LGVmaniaques n’ont qu’à lancer une souscription, ou investir en actions dans cette entreprise “rentable”.

    Les finances publiques doivent servir l’intérêt général, et non à financer des intérêts particuliers. Il y a mieux et plus urgent à faire aujourd’hui de nos finances publiques, non ?

    Stop aux mensonges ! Marie Delaplace spécialiste en relation entre infrastructure et économie affirme que les données statistique ne montre aucun effet probant de développement économique et de création d’emploi d’une LGV sur les territoires desservis.

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