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Toulouse : « 16 adultes et 14 enfants vont se retrouver à dormir dehors le 10 avril »

Hier, le Dal, le Collectif inter-associations Toulouse, le GPS, la Fnars Midi-Pyrénées ainsi que de nombreuses associations s’étaient données rendez-vous devant la préfecture pour protester contre la mise à la rue de près d’une soixantaine de personnes.Hier, le Dal, le Collectif inter-associations Toulouse, le GPS, la Fnars Midi-Pyrénées ainsi que de nombreuses associations s’étaient données rendez-vous devant la préfecture pour protester contre la mise à la rue de près d’une soixantaine de personnes.

 

«  16 adultes et 14 enfants vont se retrouver à dormir dehors au plus tard le 10 avril » annonce Geneviève Genève, co-coordinatrice du Collectif inter-associations Toulouse. Plus grave, « 8 autres familles se retrouveront à la rue dès demain sans solution de recours ». En effet, depuis la fin de la trêve hivernale, les exclusions et la fermeture de centres d’hébergements ou d’infrastructures similaires se multiplient. Tous pointent du point  les 400 000 euros de crédits accordés par l’Etat dans le cadre de sa politique de logement. Ainsi, Annabelle Quillet du GPS déplore la situation désastreuse des personnes isolées à cause de « la fermeture des 14 places pour hommes ouvertes à Muret par l’association Emmaüs ou elle prévue le 31 mai du dispositif Ruelles (9 places  pour les femmes) ». Concernant les familles qui étaient jusque-là hébergées à l’hôtel suite à ces fermetures successives, Annabelle Quillet se dit « attérée » et souligne « le caractère inhumain de ce genre de pratiques ». Elle ajoute que « ces familles ont été prévenues deux jours avant leur mise à la rue via un fax envoyé à leur hôtel. »

 

Une situation précaire sans issue ?

« Mon mari, ma fille et moi n’avons pas de solution de relogement. C’est le directeur de l’hôtel qui m’a appris la nouvelle » confie avec émotion Kathya*. Outre sa situation de logement précaire, la jeune femme ne possède pas de titre de séjour. Et elle ne semble pas être la seule. « Il faut régulariser les personnes qui se retrouvent aujourd’hui à la rue. Avoir des papiers faciliterait les choses » explique Annabelle Quillet. Face au mal-logement de ces familles, les associations ont tenté d’obtenir dans l’après-midi (jeudi)  un rendez-vous avec le préfet, Henri-Michel Comet. « Notre demande d’entrevue n’a pour l’instant pas aboutie. Nous attendons un retour de Thierry Bonnier » explique Geneviève Genève. Concernant les personnes qui vont se retrouver à la rue dès demain, le GPS ne compte pas rester les bras croisés. Et pour cause, une assemblée générale était prévue pour tenter de trouver une solution à leur situation.

 

Article de Nadia Hamdani

*le prénom a été modifié

2 Commentaires

  1. il s’agit d’une question de contrat de société … quelle société veut-on produire ? de l’insécurité pour tous ? le train est en marche , c’est dans la rue qu’on se rencontre , c’est dans la rue qu’on se reconnaît , et c’est dans la rue qu’on décide de directions à prendre …

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