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Handicap : Toulouse lance deux cabines téléphoniques en langue des signes

une nouvelle cabine téléphonique a fait son apparition au troisième étage de la médiathèque José Cabanis, une seconde a pris place à la maison de la citoyenneté.Ce lundi, la communauté d’agglomération, la mairie de Toulouse et l’entreprise Websourd ont inauguré l’installation d’une cabine téléphonique adaptée aux personnes atteintes de surdité à la médiathèque José Cabanis. Un premier pas  vers une « intégration pleine et entière dans la collectivité ».

 

Fort de ses dix ans d’expérience dans le domaine, Websourd développe et propose des outils qui assistent les sourds dans leur vie quotidienne. « Il est nécessaire qu’une personne souffrante de surdité puisse accéder aux ressources dont il a besoin, et quand il en a besoin », explique le PDG, François Goudenove. Cette entreprise sociale et sociétale embauche un bon nombre d’employés sourds. « La langue de travail dans nos locaux, c’est le langage des signes » souligne le PDG de Websourd.

Depuis déjà trois ans, la Ville de Toulouse est partenaire de l’entreprise. « C’est une démarche économique sociale et solidaire » affirme Pierre Cohen. « La langue des signes est le moyen de communication le plus épanouissant. Ce handicap est très difficile à vivre dans une société où l’oral prédomine ». Avec la volonté de pousser un secteur qui a des difficultés, les partenaires souhaitent parvenir à leur « intégration pleine et entière dans la collectivité ».

 

Une cabine téléphonique adaptée aux sourds et malentendants

Même si, comme l’a souligné le Maire de Toulouse, « l’avenir, ce sont les smartphones », une nouvelle cabine téléphonique a fait son apparition au troisième étage de la médiathèque José Cabanis, une seconde a pris place à la maison de la citoyenneté. Adaptées pour les sourds, elles sont totalement gratuites. Le fonctionnement est simple, l’émetteur et le destinataire sont relayés par un interprète, qui traduit en temps réelle grâce à un petit écran. « L’adaptation est une nécessité pour que les personnes handicapées puissent fréquenter les infrastructures culturelles », conclut François Goudenove.

 

Rémi Beaufils

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