Le Nakitail Fighting Club, une passion au plus près des traditions asiatiques

📁 Articles, Sport, Une 🕔01 novembre 2018
Les femmes s’imposent en force sur le ring au Nakitail Fighting Club

Les femmes s’imposent en force sur le ring au Nakitail Fighting Club

Un club de boxe atypique se niche au cœur du quartier des Minimes, à Toulouse. Depuis maintenant 8 ans, son président et entraîneur, Maurice Briere, y enseigne « l’Art des Huit Membres », plus communément appelé la boxe thaïlandaise.

 

 

 

 

Le groupe sportif, nommé le « Nakitail Fighting Club », évoque le surnom (« Naki ») que l’ex champion de France (1997) et d’Europe (1999) portait lors de ces combats en Thaïlande. Un pays dont la philosophie a particulièrement marqué Maurice Briere. C’est d’ailleurs dans le respect des traditions thaïlandaises, qu’il inculque à ses élèves sa discipline de prédilection. « Ce que je veux, c’est qu’ils essayent de penser en fonction de la philosophie asiatique ». Selon lui, l’humilité et la pratique d’un sport sont la marche à suivre pour mener une vie sereine.

 

Le boxeur professionnel peut en témoigner : à 25 ans, c’est dans la maîtrise de la boxe thaïlandaise, enseigné par son « khru » (professeur) Krongsak, resté 12 ans champion du monde et invaincu en Europe, qu’il a trouvé sa voie. C’est donc par amour du «muay thaï », comme on peut le lire sur ses phalanges, que Maurice Briere a créé son propre club. Avec plus de 200 élèves, le Nakithai Fighting Club figure depuis 4 ans parmi l’un des plus grands à l’échelle nationale. Cette réussite, le fondateur du club l’explique par son style d’entrainement « puriste thaï ».

 

Un succès fulgurant

Au niveau de ses résultats sportifs, le collectif affiche également un beau palmarès. « Cette année on fait 4 champions de région, 2 médailles d’or au championnat du monde et beaucoup de galas. » précise l’entraîneur. Pour l’heure, le club compte 5 élèves sélectionnés en équipe de France. Si le club est parvenu à un tel succès, c’est grâce à son président bien sûr, mais également à ses nombreux partenaires. De l’Hôtel Alyzé Minimes au café Ginette en passant par l’association « Cœur de Siam », promoteur de la culture thaïlandaise, plusieurs acteurs locaux participent au développement du club.

 

Installée dans le gymnase de la Sainte famille, l’école de boxe propose régulièrement des stages : cette année, les participants auront la chance de séjourner une semaine au Brésil avant de s’envoler pour la Thaïlande. « Lors de ces stages, j’ai fait venir 7 grosses pointures de boxe thaï » Kongsak, Stéphane Nikiéma ou encore Fabio Pinca, pour ne citer qu’eux, sont ainsi venus rencontrer les élèves. Samedi 14 avril dernier, le club a reçu Rafi SingPatong, l’actuel champion du Lumpinee (prestigieux stade de la discipline). Une aubaine pour les boxeurs en herbe.

 

Les femmes s’imposent en force sur le ring

Parmi ces adhérents, le Nakitail Fight Club témoigne d’une forte présence de femmes. « Cette année on note un bond des inscriptions en féminines. On compte aujourd’hui près de 45 boxeuses ». Maurice soutient l’idée que les femmes jouent un rôle important dans son club et dans la discipline en général. « . C’est important pour moi de donner des cours mixtes : dans la société actuelle comme dans le sport, la femme a sa place. On n’a pas à la mettre de côté » affirme-t-il.

 

Le combat, qui a longtemps été considéré comme un sport réservé à la gent masculine, semble s’être largement émancipé. Aujourd’hui les femmes prouvent leur capacité à exceller en la matière et ramènent des résultats plus que satisfaisants au sein du club. « J’ai formé une championne de France, une championne d’Europe et une médaille d’argent aux championnats du monde ! ». Maurice Briere explique ce succès par le mental d’acier des femmes « Ce sont des battantes. Quand elles veulent quelque chose, elles vont jusqu’au bout et ne baissent pas les bras. ». D’après cet amoureux du « muay thaï », la boxe thaïlandaise semble être un bon moyen pour les femmes de se sentir libres de leurs mouvements et d’anéantir les sarcasmes qu’elles vivent au quotidien.

 

NAKITAIL FIGHTING CLUB :

17 rue de l’Abbè Sicard 31200 Toulouse
06 14 22 77 28
Plus d’infos : http://www.nakitail.fr
https://www.facebook.com/nkfighting

 

 

 

 

 

 

 

 

Kenza Gros Desormeaux




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