Miguel Manuel Zola, un poète atypique

📁 Portraits 🕔06 décembre 2011

Miguel Manuel Zola sort son deuxième recueil de poèmes

Miguel Manuel Zola a sorti début novembre son deuxième recueil de poésie intitulé « Luyi, la princesse éternelle », aux éditions Jets d’encre. Trois ans après « Mon dernier souhait », ce nouvel opus est un hommage à la femme. L’occasion de revenir sur le parcours peu ordinaire du poète.


Originaire d’une province au nord de l’Angola, Miguel Manuel Zola a quitté son pays natal après la disparition de ses parents et pour fuir la guerre. « Quand je suis arrivé ici, je ne parlais pas le Français », admet l’auteur. Son défi a donc été de s’installer dans un pays qu’il ne connaissait pas, sans en parler la langue. Il a ensuite passé un BEP pour devenir peintre en bâtiment.    
Pour Zola, qui a commencé à écrire très jeune, « l’écriture peut changer les mentalités ». Et même s’il ne vit pas des recettes de ses recueils, l’important « c’est de faire voyager les gens ». Il précise d’ailleurs que l’écriture est une « passion » avant tout.

 

« Luyi, la princesse éternelle »

En 2008, lors de la parution de « Mon dernier souhait », Zola abordait les thèmes difficiles de la guerre, du Sida et de la situation des pays africains. Dans ce deuxième recueil de poèmes sorti début novembre, il parle d’amour et rend hommage aux femmes. « Je ne voulais pas qu’il soit dans la continuité de Mon dernier souhait. Dans Luyi, la princesse éternelle, je rends un hommage aux femmes en général, pas seulement aux femmes africaines », confie l’auteur. Dans cet ouvrage, écrit à la fois en français et en portugais, il traite aussi de son Afrique natale, du dévouement qu’il lui porte. Mais le thème principal de cette parution reste l’amour, « j’en parle avec les yeux d’un enfant, pour que tout le monde puisse s’y retrouver », poursuit Miguel Manuel Zola.

Selon le succès de « Luyi, princesse éternelle » en France, l’auteur projette une présentation en Angola, car « peut-être que beaucoup de monde va apprécier ma démarche d’avoir écrit en français et en portugais. »

 

Marion Pires

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