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Capitole. Les toulousains « hétérosexuels » invités à donner leur sang

Lors de la collecte de sang place du Capitole, le collectif Homodonneur a organisé une manifestation.Chaque année l’OMS célèbre « la Journée mondiale des donneurs de sang ». Ainsi tous les 14 juin, des millions de personnes donnent leur sang dans le but de sauver des vies ou d’aider des malades à recouvrer la santé. Cette année encore, la Place du Capitole a été « réquisitionnée » pour cette bonne cause.

 

« Le sang est indispensable au fonctionnement du corps humain. Rien ne peut le remplacer, c’est pourquoi le don de sang est si important. » Cette Journée sensibilise donc la population sur la nécessité de donner régulièrement du sang afin d’éviter les pénuries dans les hôpitaux. « Dès que j’ai eu l’âge pour pouvoir donner mon sang, je l’ai fait. Cet acte citoyen me semble être indispensable dans la société dans laquelle nous vivons où les maladies se développent et évoluent » confie Sandra, étudiante toulousaine. En effet, les dons de sang permettent de soigner chaque année un million de malades. « Prendre une heure de son temps pour donner un peu de soi est dérisoire quand on voit que cela peut sauver des vies. En tant qu’infirmière c’est une cause qui me touche particulièrement » avoue Christelle. De plus, cette date symbolique du 14 juin, instituée par l’OMS, met en avant les efforts déployés par les systèmes de santé et les décideurs pour que, partout dans le monde, les populations puissent bénéficier de « transfusions sanguines sûres ».

 

De la sureté à la discrimination

En simultané de cette grande collecte de sang, s’est hier tenue la manifestation du collectif « HOMODONNEUR ». N’étant pas autorisés à donner leur sang, les homosexuels se sentent aujourd’hui discriminés. « En France cela nous est interdit mais dans des pays comme l’Espagne, l’Italie ou encore le Portugal, les homosexuels sont autorisés à sauver des vies et cela ne pose aucun problème » explique Maxime Lecourt, porte-parole du collectif. En refusant cette participation, les institutions sanitaires françaises refuseraient environ 25 000 donneurs soit 50 000 poches de sang par an. Afin de continuer le combat, Frédéric Pécharman, membre du collectif, s’est hier lancé dans une marche reliant Toulouse à Paris, pour tenter de donner en main propre une lettre au Président de République. Celle-ci exprimant leur souhait de participer à ces collectes.

 

Anaïs Alric

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