Accueil Dossiers Brèves Printemps des pères : « les féministes ne sont qu'une minorité d'extrémistes »

Printemps des pères : « les féministes ne sont qu’une minorité d’extrémistes »

Action d'un père sur le toit d'Ikéa Toulouse. Photo / CTDRLe collectif des parents qui ont organisé jeudi dernier dans toute la France des opérations afin de sensibiliser l’opinion à la problématique des droits de garde inéquitablement rendus par la justice, tenait à dénoncer la tentative de certaines organisations féministes à faire glisser cette problématique vers une guerre des sexes, et donc vers la division. Voici le droit de réponse demandé par Stéphane Iltis, un Papa privé de ses enfants depuis 4 ans, au communiqué d’Osez le féminisme publié vendredi sur notre site.

 

« Le masculinisme est un concept inventé de toutes pièces par la mouvance féministe afin de s’ériger un pseudo-opposant et de légitimer ses revendications sexistes.

Il n’y a dans le mouvement des parents pour la coparentalité, en plus des femmes concernées, que des hommes, qui assument simplement leur condition masculine avec assurance, sans complexe ni outrance, avec tout ce que cela implique de force et de faiblesse, d’amour pour leurs enfants – et surtout pour les femmes sans lesquelles ils ne seraient rien et surtout pas des pères.

Pas besoin pour ces hommes d’affirmer leur virilité sous-couvert d’une pseudo mouvance masculiniste – n’en déplaise aux féministes volontiers enclines à sombrer dans la paranoïa et à se sentir menacées dès qu’un homme éternue.

Ce mouvement n’a d’autre but que de sensibiliser l’opinion à l’immense souffrance que recouvre cette politique de la Justice aux Affaires Familiales, qui consiste à répartir très inéquitablement les droits de garde des enfants – alors même que la loi de février 2002 érige la coparentalité comme principe, et que la Convention Internationale des Droits de l’Enfant stipule que l’enfant doit pouvoir bénéficier également de ses deux parents.

Et n’en déplaise aux féministes, force est de constater que ce déséquilibre profite très majoritairement aux femmes, qui obtiennent dans plus de 85% des cas la résidence de l’enfant à leur domicile. Alors qu’elles sont si enclines à prôner la légitime égalité des femmes dans la société, les féministes qui nous accusent ici devraient s’émouvoir d’une telle inégalité et d’une telle injustice !

Dieu merci, chacun sait que les féministes ne sont qu’une minorité d’extrémistes, et que l’immense majorité de l’opinion considère que les hommes sont très nettement défavorisés par la Justice aux Affaires Familiales.

Et surtout, ils sont fermement soutenus par la plupart des femmes, qui considèrent avec l’intelligence de leurs cœurs de Mamans que leurs enfants ont besoin de l’amour de leur papa, autant que du leur, pour pouvoir se construire et s’épanouir.

Les actions menées étaient avant tout un message d’amour – celui de malheureux papas, qui pour la plupart d’entre eux n’ont plus pour exister en tant que pères que ce moyen de monter sur des grues ou des édifices.

Dommage qu’une minorité vienne salir ce message d’amour par un appel à l’opposition et donc à la haine. Mais cette minorité pense-t-elle seulement à l’enfant ?

C’est à en douter. »

 

Communiqué de Stéphane Iltis, Un Papa privé de ses enfants depuis 4 ans

La rédactionhttps://www.toulouseinfos.fr
Pierre-Jean Gonzalez, rédacteur en chef de toulouseinfos.fr a collaboré avec de nombreux médias avant de prendre la direction du site toulousain, qui existe depuis 10 ans.

7 Commentaires

  1. Excellent !
    En fait, l’égalité intéresse les féministes dans la mesure où cette quête procure toujours davantage de privilèges en faveur de la caste des femmes. S’il est vrai que les extrémistes ne représentent qu’une minorité, il ne faut pas sous-estimer leur influence car elles bénéficient de généreuses subventions du trésor public pour disséminer leur propagande infecte dans toutes les chaumières.

  2. La critique féministe à laquelle répond ce communiqué est d’autant plus étrange que la résidence alternée va dans leur sens – car elle est un pas vers l’épanouissement personnel de la femme, en la libérant de son image (et même de sa condition) stéréotypée de mère au foyer. Je ne comprends donc pas pourquoi elles cherchent à rentrer en opposition avec ces pères qui, à leur manière, amènent plutôt de l’eau à leur moulin. À moins que la dimension idéologique ne prenne le pas sur les requêtes légitimes ???

  3. Une des premières et vrai féministe, Mme Badinter, dit ceci à propos de ces nouvelles féministes extrémistes : “Mais quand elles étendent le concept de violence masculine à tout et à n’importe quoi, quand elles tracent un continuum de la violence qui va du viol au harcèlement verbal, moral, visuel… en passant par la pornographie et la prostitution, alors chaque femme un peu parano peut se déclarer victime – réelle ou potentielle – des hommes en général. Il est stupéfiant de voir que c’est au moment où les femmes sont en train de réussir une révolution immense que le discours féministe fait comme s’il s’agissait de fausses avancées, comme s’il n’y avait pas de différence entre les conditions féminines aujourd’hui, hier, et partout dans le monde. On met globalement en cause l’autre partie de l’humanité – tous les hommes sont des salauds. C’est une tentative d’instaurer la séparation des sexes.”

  4. Je vais simplement ajouter que les enfants qui sont impliqués dans des conflits de ruptures (Stress / cortisol) lesquels stress s’ils durent longtemps (jusque 15 ans et davantage) il faut savoir que ces enfants (comme les parents) souffrent… même si ça ne se voit pas ! Ils sont victimes de dégâts neurobiologiques ! C’est un grave problème de santé mentale qui est ignoré du Législateur… et dont nos élus s’en fichent complètement… pour permettre aux avocats (qui mentent pour tromper les juges) de se remplir les poches sur les dos de ces pauvres parents, en situations de dangers !

  5. Je vais simplement ajouter que les enfants qui sont impliqués dans des conflits de ruptures (Stress / cortisol) lesquels stress s’ils durent longtemps (jusque 15 ans et davantage) il faut savoir que ces enfants (comme les parents) souffrent… même si ça ne se voit pas ! Ils sont victimes de dégâts neurobiologiques ! C’est un grave problème de santé mentale qui est ignoré du Législateur… et dont nos élus s’en fichent complètement… pour permettre aux avocats (qui mentent pour tromper les juges) de se remplir les poches sur les dos de ces pauvres parents, en situations de dangers !

  6. “Papa, regarde la montagne : ta maman ! la montagne ! Ta maman !”
    Tout en rompouinant autour du carrefour Pompadour, à Créteil,
    j’aperçois la butte, petite colline verte que mon fils me désigne.
    Et je comprends soudain : chaque fois qu’il m’a questionné sur ma maman (qu’il n’a jamais vu),
    je lui répondais qu’elle habitait très loin, dans les montagnes…
    Pourquoi, un enfant qui va vers ses six ans ne connaît toujours pas sa grand-mère ?
    Parce qu’avec une garde d’un samedi après midi sur deux, essayer donc de faire un aller-retour
    dans les Alpes pour présenter fièrement votre fils à votre mère.
    Ces gardes d’un après-midi, tous les 15 jours, décidées par une JAF fin 2010 devaient être revues.
    Mais, le turn-over de ces dames-juges est trop élevé; à combien en suis-je ?

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