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Martin Malvy : « Les inégalités femmes-hommes sont souvent vécues comme des violences »

Signature de la convention Territoires d’excellence en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Photo / Crédit Frédéric LancelotLa région Midi-Pyrénées a récemment été reconnue « territoire d’excellence en matière d’égalité professionnelle femmes-hommes ». La convention qui reconnaît cette excellence et qui définit ses objectifs a été signée hier par Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Martin Malvy, Président de la région Midi-Pyrénées et Olivier Dugrip, recteur de l’Académie de Toulouse.

 

Les représentants de l’Etat, de la Région et du Rectorat se sont regroupés hier à l’Hôtel de Région afin de présenter leur convention. Ce document scelle les objectifs que s’est fixée la région en termes d’égalité entre les hommes et les femmes sur le plan professionnel. « Ces changements sont nécessaires et pourtant tardifs » affirme Martin Malvy. « Ces inégalités sont souvent vécues comme des violences ». Ce projet doit encourager les TPE et les PME à repenser leur mode de fonctionnement. « Aujourd’hui, pour le même travail, le salaire d’une femme est 20% moins élevé que celui d’un homme » explique la Ministre. « Dans le même temps, les femmes sont plus représentées concernant le travail à temps partiel et au contraire moins présentent dans les métiers à responsabilité ».

Le parcours professionnel est en partie la cause de ces inégalités. « Les évolutions de carrière sont moins évidentes pour une femme, car elle a aussi de lourdes responsabilités à la maison » renchérit Najat Vallaud-Belkacem. « Les employeurs considèrent ces responsabilités comme un obstacle à l’embauche, contrairement aux hommes ».

 

Des inégalités issues d’un problème de fond ?

Lors du choix d’orientation, les filles comme les garçons sont confrontés aux stéréotypes. « Nous voulons les briser. Nous voulons qu’une femme puisse choisir un métier considéré aujourd’hui pour les hommes, et inversement » assure la porte-parole du gouvernement. « Nous voulons ouvrir le champ des possibles ». Mais Rome ne s’est pas faite en un jour, « il ne suffit pas de décréter la fin des inégalités. Il faut surtout du temps » conclut Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région en charge de l’égalité femmes – hommes.

 

Rémi Beaufils

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