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Mali : la communauté toulousaine approuve l’intervention française

Communauté Malienne de Toulouse. Photo / Crédit Consulat Honoraire de la République du MaliComposée principalement d’étudiants et de familles, la communauté malienne de Toulouse vit à distance un conflit où la France est engagée depuis le jeudi 10 janvier. Les 700 maliens de la ville rose adhèrent à cette intervention mais restent très préoccupés par l’avenir du pays.

 

« Il y a  un sentiment de joie et de peur, les maliens approuvent l’appui de l’armée française mais ils s’inquiètent pour les populations du Nord et de l’Ouest où les combats sont violents »  précise  Mahamadou koné, chef d’entreprise à Toulouse. Mais la communauté Toulousaine a surtout tremblé à l’unisson quand Bamako est devenu la cible des terroristes. « Ma mère est arrivée à Toulouse avant le raid des islamistes sur Bamako, elle attend avant de repartir chez elle. Ce qu’on ne comprend pas vu d’ici, c’est comment les terroristes partis du Nord ont failli prendre la capitale. On a découvert la faiblesse de notre armée, heureusement que la France a bougé »  analyse Émile Traoré, technicien en électricité. Mahamadou Koné confirme qu’il « fallait cette intervention de la France. D’après des amis de Gao que j’ai eu au téléphone, les islamistes ont connu des  pertes significatives ».

 

L’aide  de la diaspora

Habitué à jouer un rôle économique vital pour le Mali,  la diaspora a décidée de s’impliquer en intervenant de manière active dans le conflit. Karim Rahhaoui, Consul du Mali à Toulouse explique  vouloir « récolter des dons pour faciliter le transport des troupes sur le terrain et pour aider la population à acheter des produits de première nécessité ». Une chaîne de solidarité s’est mise en place rapidement dans la ville rose. « Nous avons fait appel à tous les maliens de bonne volonté, aux étudiants et aux travailleurs pour que notre pays tienne le coup » rajoute Emile Traoré. Les maliens de Toulouse auraient bien aimé se rendre plus visibles en plaidant leur cause sur la place publique, mais pour des problèmes de sécurité inhérents à l’intervention française, ils ne joueront pas cette carte.

Pierre-Jean Gonzalez

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