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PS 31: le futur premier secrétaire Joël Bouche soutiendra Hollande « sans état d’âme »

Joel Bouche : Futur premier secrétaire fédéral du parti socialiste 31

Le 15 novembre prochain, le successeur de Sébastien Denard à la tête de la fédération PS de Haute-Garonne sera désigné par le vote des militants socialistes. Le congrès départemental de Tournefeuille du 19 octobre a validé deux candidatures. Celles de Joel Bouche et de Nicolas Tissot, respectivement maire de Saint-Pierre et conseiller municipal de Toulouse. Mais à l’instar de l’élection d’Harlem Désir, ce scrutin ne ménage qu’un suspens de courtoisie. Joel Bouche, représentant de la motion 1, devrait logiquement être nommé secrétaire fédéral. Pour Toulouse Infos, le favori dresse les perspectives du mandat à venir et lève les ambiguïtés.


Toulouse Infos: « Vous êtes le candidat de la motion victorieuse menée par Harlem Désir. De ce fait, n’est-ce pas une élection déjà pliée en votre faveur?

Joel Bouche: Un scrutin n’est jamais joué d’avance. Tant que les camarades socialistes n’ont pas voté, l’élection n’est pas pliée. Mais ce serait faire de la langue de bois si je n’avouais pas être en position favorable. A priori, on peut penser que les militants suivront les résultats d’octobre et leur première volonté accordée à la motion 1. Le fait que celle-ci n’ait présenté qu’un seul candidat pour l’élection du 15 novembre est d’ailleurs une bonne chose. Cela prouve que les enjeux personnels ont été mis de côté.

 

T.I: Selon le score réalisé par votre “adversaire” Nicolas Tissot, devrez-vous composer avec cet autre courant?

J.B: Il n’y a pas à composer. Il faut simplement déterminer si l’on appuie la politique du gouvernement ou non. Les socialistes de la motion 3 soutiennent le gouvernement mais le critiquent en même temps. Il existe entre nous quelques différences idéologiques, sur le pouvoir d’achat par exemple. Pour ma part, mon soutien se fera sans état d’âme. La politique mené par François Hollande et Jean-Marc Ayrault est la seule possible. Il n’y a pas d’autres alternatives que celle des soixante propositions du Président de la République.

 

T.I: L’une des difficultés de votre mandat ne résidera-t-elle pas dans la gestion des fortes personnalités socialistes en Haute-Garonne ? Je pense ici, entre autres, à Pierre Cohen, Martin Malvy ou encore Pierre Izard…

J.B: Les fortes personnalités ne posent pas problème, elles constituent au contraire la richesse du département. Ce dernier ne s’oppose pas à la région. Les choses doivent se vivre de manière complémentaire. Certains auraient voulu dresser la communauté urbaine contre le département, ce qu’encourage la réforme des collectivités territoriales mise en place par Nicolas Sarkozy. Mon optique n’est pas d’opposer, mais de mettre en commun les compétences de chacun.

 

T.I: Justement, pensez-vous avoir les qualités requises pour rassembler?

J.B: Je le pense, car toutes les sensibilités de la motion 1 m’ont désigné comme seul candidat. Cela veut bien dire que le rassemblement a déjà commencé. Personnellement, je ne suis ni pro-Toulouse, ni pro-département, ni pro-rural, ni pro-urbain et ainsi de suite. Chacun a sa place.

 

T.I: Qu’avez-vous pensé du Congrès du Parti socialiste?

J.B: Il a été à la fois riche et utile. Le Congrès a démontré que nous avons réussi le rassemblement dans des circonstances exceptionnelles. Les discussions sur le chômage ou la finance ont prouvé que le dépassement des problèmes de sensibilités a été fait. J’avais participé au Congrès de Reims en 2008 et je peux vous assurer qu’entre les deux, c’était le jour et la nuit. Nous avons aujourd’hui un leader incontesté en la personne d’Harlem Désir. Notre premier secrétaire a montré tout son talent et a permis de mettre le parti en ordre de marche. Tout cela est très positif. »

 

propos recueillis par Christophe Guerra

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