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En déplacement à Toulouse, Manuel Valls veut relever le défi sécuritaire

Manuel Valls lors de la visite de l'Hôtel de Police de ToulouseHier, le Ministre de l’Intérieur était à Toulouse pour une série d’interventions et de rencontres. Entre une cérémonie de naturalisations, un discours dans un centre judaïque et la visite en grande pompe de l’Hôtel de Police, le programme était chargé. Dans une ville où l’insécurité semble croître à vue d’œil, Manuel Valls veut mettre le paquet.

 

C’est clair, la mission des képis sera aussi de protéger les kippas. Un niveau d’alerte maximum, en lien direct avec les massacres perpétrés lors des tueries de mars dernier. A l’Espace du Judaïsme place Riquet, le Ministre de l’Intérieur a fait part de son extrême vigilance auprès de la communauté locale. « La réalité ne doit pas être sous-estimée. Depuis des années, l’antisémitisme ressurgit. On constate une recrudescence des actes et des discours de haine, aux formes insidieuses et diverses. Il existe des lois contre cela qui doivent être appliquées avec la plus grande sévérité. Leurs auteurs ne seront pas laissés tranquilles ». Peu surprenant, si l’on regarde le contexte. Mais les tirades suivantes le sont infiniment plus. « Avec ces enfants juifs qui ont été tués, c’est la nation toute entière qui a été blessée dans sa chair. Ceux qui s’en prennent aux juifs pour leur confession s’en prennent à la République. Sans la communauté juive, la France ne serait plus la France ». Le socialiste a poursuivi encore plus loin dans l’énigmatique. « L’antisionisme, c’est l’antisémitisme. Car l’antisionisme, c’est vouloir la fin d’Israël. Et vouloir la fin d’Israël, c’est vouloir la fin des juifs ». Une phrase surprenante passée comme une lettre à la poste. Quoi qu’il en soit, la menace existe. Manuel Valls et Pierre Besnaiou, président du Fonds Social Juif Unifié (JSJU) ont signé une convention destinée à renforcer la sécurisation des bâtiments juifs de France. Soit 500 000 euros supplémentaires débloqués.

 

Trois quartiers toulousains en ZSP ?

La question des zones de sécurité prioritaire dans le département a en partie été tranchée par les bonnes volontés du ministre. « J’ai discuté avec monsieur Cohen, monsieur, Borgel, monsieur Izard et bien entendu, avec monsieur le préfet. Nous avons considérés que deux quartiers toulousains devaient particulièrement retenir toute notre attention. Celui du Mirail, qui nécessite un travail de longue haleine, et surtout celui des Izards, qui réclame quant à lui un vrai dispositif d’urgence ». Ces ciblages devraient être officialisés lors de la publication d’une liste en novembre. Mais il est possible qu’une troisième zone se dégage des pourparlers. « Dans le prolongement, nous travaillons à l’étude d’un autre secteur prioritaire en zone rurale, qui relève donc cette fois-ci de la gendarmerie. La délinquance ne connait pas de frontières » explique le ministre. « Les ZSP constituent une véritable doctrine d’emploi, qui met l’accent sur la coordination des services et tire un trait sur la politique du chiffre. Le gouvernement a fait de la lutte contre la délinquance une priorité. »

 

Christophe Guerra

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