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Frais Scolaire : L’UNEF dénonce un abus de l’IAE de Toulouse

L'Université Toulouse 1-Capitole fait partie des universités dont les frais de scolarité dits « complémentaires » sont « hors la loi » L’UNEF pointe du doigt la dérive inquiétante des frais de scolarité dits « complémentaires ». Toulouse I capitole faisant partie des universités dont la situation est « particulièrement préoccupante », Françoise Lattes, directrice de communication, répond.

 

Pour la huitième année consécutive, l’UNEF, l’Union Nationale des Étudiants de France, épingle les universités qui imposeraient des frais de scolarité illégaux. Cinquième au Palmarès, l’Université Toulouse 1-Capitole fait partie du « petit club » des universités dont la situation est « particulièrement préoccupante ».

« Nous sommes scandalisés par l’habitude de l’UNEF » commence Thomas Bertrand, président du MET (Le Mouvement des Étudiants) de Toulouse et membre du conseil d’administration de l’Arsenal. « En partant d’une bonne volonté, ce classement nuit à l’image de l’université qui diffuse un service public de qualité en concurrence directe avec les écoles de commerce »…

Pour Françoise Lattes cependant, directrice de communication de Toulouse 1-Capitole, il ne faut pas faire « d’amalgame ». A Toulouse-1, « ce sont les pratiques de l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises) que l’UNEF dénonce et non les frais de scolarité de l’université en général ».

 

« Les étudiants ne sont pas coupés de l’accès à la formation »

Situé au cœur de l’Arsenal, l’IAE propose ainsi des diplômes de Licences et de Masters en gestion. Les frais de scolarité complémentaires « entre 500 et 600 euros » comprennent « l’accès à des outils de travail comme des cours de langues en plus pour la préparation de certains concours (ex.TOEFL), des bases de données pour la recherche d’emploi et de stages et enfin de l’aide pour la rédaction de son CV » explique la directrice de la communication.

Partant de ce constat, deux “écoles” s’affrontent. D’un côté donc l’UNEF qui souligne que ne pas disposer de ces outils serait un réel « handicap » pour les étudiants à qui on « forcerait la main pour payer des frais à la base facultatifs ». De l’autre l’université qui explique, par l’intermédiaire de Françoise Lattes, que même sans ces outils, « les étudiants ne sont pas coupés de l’accès à la formation ».

 

Une dérive inquiétante

Cependant, l’UNEF dessine ici une dérive inquiétante. Depuis 8 ans qu’il a lancé son classement, le syndicat étudiant note la tendance des universités à faire rentrer dans des frais de scolarité « complémentaires » des frais auparavant compris dans les frais de scolarité classiques. L’accès aux bibliothèques ou aux salles informatique par exemple. Et c’est donc ici que les universités seraient « hors-la-loi ».

Précisant que le gouvernement précédent « n’a rien fait sur ces questions là », l’UNEF réclame l’arrêt immédiat de ces pratiques, rappelant qu’« un diplôme doit valoir pour son contenu et non pour ce que l’on est prêt à y mettre »…

 

Céline Roudière

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