Accueil Articles Une L’année Garonne « a pour but de réconcilier les toulousains avec leur fleuve »

L’année Garonne « a pour but de réconcilier les toulousains avec leur fleuve »

La Garonne, un fleuve que les toulousains aiment détester.Elément précieux du paysage urbain, la Garonne a depuis toujours symbolisé à elle seule la ville de Toulouse. L’exposition « Dame Garonne », présentée depuis vendredi cour Henry IV du Capitole retrace l’histoire du fleuve qui est à l’origine de l’implantation humaine sur le site de Toulouse.

 

« Cette exposition est centrée sur l’usage qu’a eu le fleuve, les métiers qu’il a créé et le lien qu’il a avec les toulousains » explique François Bordes, directeur des archives municipales et à l’origine du projet. « Elle a pour but de réconcilier les toulousains avec leur fleuve, de faire mieux connaître son histoire. On assiste à un véritable retour sur la Garonne ces derniers temps ». Cette volonté de renouer un lien fort avec la « Dame Garonne » est aussi un moyen pour la ville de sensibiliser les toulousains. Pour Sonia Ruiz, adjointe en charge du tourisme, « cette exposition a une visée pédagogique. A travers cette animation nous voulons que les habitants se réapproprient le site pour qu’ils soient plus apte à le protéger ».

Les visiteurs pourront découvrir ce que la Garonne a fourni aux Toulousains dans les premiers temps (poissons, bois, énergie, etc) et quels métiers elle a engendré. Mais aussi la période où le fleuve est devenu un lieu attractif (loisirs nautiques) et ses dangers (pollution de l’eau et inondations). L’exposition s’inscrit dans « l’année internationale de l’eau », tout comme « Eau, l’Expo », depuis le mois de février au Muséum de Toulouse.

 

Le Grand Parc Garonne

Ce retour vers le fleuve devrait connaître son apogée dans les prochaines années avec l’ouverture du Grand Parc Garonne qui englobe 3 000 hectares le long de 32 km de fleuve entre Saint-Jory au nord et Toulouse au sud, jusqu’au confluent de la Garonne et de l’Ariège. « C’est un projet qui est complexe » précise Pierre Cohen. « L’exposition a aussi pour but de donner un plan guide, de ce lieux à restaurer, aux visiteurs. Le but est qu’il devienne un véritable espace de respiration pour les amoureux de nature, de sport ou de culture ». L’Etat, les collectivités, VNF et le mécénat vont financer ce projet qui se déroulera sur 20 ans. Parmi les nombreux aménagements prévus, le déménagement du parc des expos libérera l’espace au cœur de l’île de Ramier pour l’aménagement d’un espace vert, l’écluse Saint-Michel sera aménagée en halte fluviale et le port Saint-Pierre sera remodelé avec la création d’un grand emmarchement descendant sur les berges… Le Grand Parc Garonne est donc amené à se transformer en un second « Central Park », avec pas moins de 40 opérations pilotes qui seront réalisées d’ici 2015.

 

Soulignac Lisa

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