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Tournoi de 6 Nations : « On a fait un livre qui s’adresse aux passionnés de photo, aux amateurs et aux mordus de rugby »

Fabien Pomies et Clément Mazella racontent le Tournoi de 6 Nations en photosCompétition historique s’il en est, le Tournoi des V Nations est entré dans une nouvelle ère avec l’arrivée de l’Italie en 2000. Quatorze ans plus tard, la « ferveur est intacte » et l’histoire de cette compétition s’est enrichi de moments de joie, de déception, de tension et de respect que les journalistes toulousains Fabien Pomiès et Clément Mazella ont compilé dans un ouvrage intitulé « Les plus beaux moments du Tournoi des 6 nations ». Entretien.

 

Toulouse Infos : Les images ont une place importante dans ce livre, pourquoi ce choix ?

Collectif : Le rugby est un sport photogénique. A travers ce livre, on a voulu revenir sur l’histoire du Tournoi des VI nations à travers des joueurs, des exploits et des émotions que seul ce sport peut procurer. Cet ouvrage est donc bâti autour de photographies de qualité, qui ont été notre base de travail pour raconter 13 ans d’histoire moderne de ce Tournoi de légende.

TI : A qui est destiné ce livre ?

Collectif : Cet ouvrage s’adresse aux passionnés de photo, aux amateurs et aux mordus de rugby. Chaque Tournoi de ces 13 dernières années est raconté autour de 4 à 5 photographies qui ont marqué l’édition. Par exemple, nous sommes revenus sur le match France-Irlande de 2012, annulé à cause du gel, sur la rencontre entre l’Italie et l’Angleterre qui s’est joué sous la neige la même année, mais également sur les Grands Chelem ou les confrontations mythiques entre la France et l’Angleterre… On a également souhaité faire plaisir aux amateurs de chiffres et de records en consacrant quelques pages aux exploits, collectifs ou individuels, qui contribuent à écrire la légende des VI nations. Enfin, la rubrique émotion permet de se replonger dans des moments de joie, de déception, de tension et de respect qui sont l’essence même de ce sport. Un des rares pour qui les hymnes signifient encore quelque chose.

TI : Le livre est préfacé par Olivier Magne, pourquoi ce choix ?

Collectif : Olivier Magne, c’est une évidence. C’est le Français qui a gagné le plus de Tournois et le plus grand nombre de Grand Chelem. Et puis, c’est une gueule, une personnalité et son comportement a toujours été exemplaire sur le terrain. Il est toujours présent dans les médias et fait partie du staff de l’équipe de France des moins de 20 ans. Enfin, il a été le témoin privilégié du passage du Tournoi des V Nations au Tournois des VI Nations. Il parle de ‘ferveur intacte’, ‘d’hymnes toujours aussi empreints d’émotions’, et termine sa préface par une constatation : ‘il n’y a pas plus moderne que le traditionnel’…

TI : Pour vous, quel est « le » match qu’il faut retenir de ces 13 années ?

Fabien Pomiès : Le Angleterre – Pays de Galles de 2012. C’est le début de la nouvelle génération de ces Gallois et ils signent ce jour-là un bel exploit en s’imposant à Twickenham. Mais au-delà du résultat, c’est l’ascenseur émotionnel qu’ont pu me procurer les dernières minutes de la rencontre. Menés à 9 minutes du coup de sifflet final, les Gallois réussissent à marquer, mais encaissent un essai Anglais dans les dernières secondes. Un essai qui ne sera pas validé par l’arbitre vidéo qui offre la victoire à ces Gallois qui vont gagner le Tournoi derrière.

Clément Mazella : Pour les mêmes raisons, je pense au France – Ecosse de 2007. Dernier match de la dernière journée, les Français devaient s’imposer avec au moins 23 points d’écart pour remporter la compétition. Une mission que les coéquipiers de Raphael Ibanez vont accomplir à la dernière seconde sur un essai de Vermeulen…qui sera accordé après arbitrage vidéo. C’est la victoire la plus serrée dans un Tournoi qui a été acquise à la dernière seconde du dernier match de la dernière journée de ce tournoi 2007.

TI : Quel joueur a, selon vous, marqué le plus le Tournoi ?

Fabien Pomiès : Brian O’Driscoll pour sa longévité et son exemplarité. J’ai l’impression d’avoir grandi avec lui et je trouve qu’il représente à la fois l’Irlande, le poste de centre, le Tournoi et le rugby moderne. Il a laissé une grande trace dans l’histoire de cette compétition.

Clément Mazella : Shane Williams. Il est l’exemple vivant que tu peux être tout petit et exister dans le rugby. C’était un vrai ailier, il avait de la classe, une vitesse folle, et a inscrit des essais à tomber par terre. Je me souviens notamment du dernier essai de sa carrière internationale qu’il a inscrit après avoir effectué un salto. Un grand joueur.

TI : Et le joueur français ?

Collectif : Les plus marquants sont sans aucun doute Fabien Pelous et Olivier Magne qui ont marqué une génération entière de joueurs. Mais on aurait pu aussi parler de Philippe Bernat-Salles et son V de victoire ou de Serge Betsen qui a martyrisé Wilkinson à plusieurs reprises.

Propos recueillis par Guillaume Truilhé

La rédactionhttps://www.toulouseinfos.fr
Pierre-Jean Gonzalez, rédacteur en chef de toulouseinfos.fr a collaboré avec de nombreux médias avant de prendre la direction du site toulousain, qui existe depuis 10 ans.

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