Accueil Articles Société L’université Paul Sabatier inaugure 100 éco-logements et une épicerie à prix réduits

L’université Paul Sabatier inaugure 100 éco-logements et une épicerie à prix réduits

CREA, le bâtiment allée des demoiselles en suspend.   C'est au tribunal d'instance de Toulouse que le CREA et l'ACSC se sont retrouvés à devoir savoir si l'occupation du CREA était illégale ou pas, mais le souci sous-jacent est bcp plus grand. Retour rapide sur une matinée au plaidoyer.   D'un côté une avocate représentant le CREA et de l'autre un représentant de l'association ACSC et de la préfecture de Toulouse. Le sujet de la discorde est l'occupation du bâtiment qui se trouve 70 allée des demoiselles, occupé à l'heure actuelle par le CREA.   C'est vers 11 heures que les plaidoyers ont commencé par la représentante du CREA «  Ce local, qui était utilisé par l'association ACSC pour le projet Halte de nuit. Il avait pour but de permettre aux personnes en grande précarité de pouvoir se loger dans ce lieu. Le budget de l'association ne permettait pas l'ouverture de cette halte en dehors de la période hivernale, de plus le local était fermé récemment. Mais il y avait des familles à loger, et le CREA est rentré dans les lieux afin de les y loger  ».   «  Ils ont décidé de réaliser des travaux afin de rénover les lieux et le rouvrir fin septembre, la halte s'en retrouvant effectivement fermé pendant quelques mois. Mais ce n'était pas dans un but de laisser le bâtiment dépérir, c'était afin de l'améliorer  » retoque l'avocat de l'ACSC.   De plus l'avocat appuya sur le fait que l'entrée dans le bâtiment par le CREA s’était faite par effraction et était donc illégale. «  Il n'y a eu aucune effraction, et vous n'avez aucune preuve de la moindre effraction. Les membres du CREA sont rentrés par une fenêtre ouverte  » explique l'avocate du CREA. Les deux avocats ont continué ainsi à se renvoyer la balle sur différents points comme la légitimité de l'ACSC à occuper les lieux, la vétusté du bâtiment, etc. Mais les vrais sujets de dicorde étaient visibles en dehors de la salle d'audience.   La discorde en dehors du tribunal.   La volonté des deux partis à vouloir aider les personnes en grande précarité est sincère, mais la difficulté à trouver un accord quand à l'occupation de ce bâtiment est tout autre. En effet, des rumeurs laissent entendre qu'un accord aurait été proposé aux partis afin de partager l'occupation du bâtiment et permettre à chacun de profiter de l'immense bâtisse. «  La cour ne serait plus accessible aux enfants, mais transformée en parc à chien, des violences quotidiennes, des va et viens et du bruit toute la nuit sous les fenêtres des familles ne permettrait pas aux enfants de suivre une scolarité et de grandir dans un environnement serein. De plus les escaliers ne peuvent pas être montés quotidiennement par des femmes enceintes, des enfants en bas âges, des personnes handicapées  » explique l'un des membres du CREA. Les deux partis sont d'accord sur un point «  35 mort dans la rue l'année dernière, ce sont 35 morts de trop  », sur ce qui est de l'avenir de la bâtisse allée des Demoiselles, il faudra attendre le 13 septembre afin de connaître la décision du juge.Ce lundi, le Crous lançait sa première éco-résidence à Toulouse ainsi qu’un concept inédit en France d’épicerie réservée aux étudiants. Ces deux nouveautés ont été inaugurées sur le campus de l’université Paul Sabatier.

 

L’At’Ome est la première éco-résidence de la ville de rose. Inaugurée hier par François Bonaccorsi, directeur du Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires (Cnous), Thierry Bégué, directeur du Crous de Toulouse et Hélène Bernard, rectrice de l’académie, elle accroît de 100 places le parc de logements étudiants et se veut innovante. « Elle est conforme à la réglementation thermique de 2012 et est labellisé Bâtiment basse consommation » explique l’un des membres du cabinet d’architecte Patriarche & Co, responsable du projet. « Ce sont comme de grands dominos qui s’emboîtent et permettent une simplicité de construction, et offrent ainsi des capacités d’énergie passive à la bâtisse » poursuit l’architecte. « Grasse à ces procédés, la facture annuelle d’électricité des chambres de 18 mètres carrés sera entre 40 et 60 euros, ce qui sera bénéfique aux étudiants ». Une offre de logements complétée par un concept unique en France : le Mini M.

 

Une épicerie à prix réduits

« Il est important de pouvoir aider les étudiants et leur proposer une boutique répondant aux premiers besoins est à nos yeux très important, encore plus dans une zone comme celle-ci, fréquentée par plus de 30 000 d’entre eux » explique Hélène Bernard. «  L’épicerie Mini M (Mini Market) regroupe deux concepts, un aspect vital quant à sa partie fraicheur et une partie globale avec l’accès aux produits présents dans toutes les épiceries  » explique la designer Matali Crasset. « Elle est colorée et visible de loin. Elle se vaut gai et contemporaine afin de tacher avec l’architecture en béton des tripodes  » continue-t-elle. C’est donc une épicerie de première nécessité qui permettra aux étudiants de pouvoir faire leurs courses du lundi au samedi matin sans avoir à se déplacer dans de grandes surfaces.

 

Article de François Nys

La rédactionhttps://www.toulouseinfos.fr
Pierre-Jean Gonzalez, rédacteur en chef de toulouseinfos.fr a collaboré avec de nombreux médias avant de prendre la direction du site toulousain, qui existe depuis 10 ans.

3 Commentaires

  1. Et ça continue : “Elle se vaut gai et contemporaine afin de tacher avec l’architecture en béton des tripodes”
    Bravo François Nys !

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