Cowparade : La Vache de la mairie exposée au Jardin Raymond VI

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La vache acquise par la mairie de Toulouse, lors de la cowparade qui a eu lieu l’été dernier, est maintenant accessible au jardin Raymond VI, à deux pas du Musée des Abattoirs. Organisé par l’ancien rugbyman international, Cédric Soulette, la manifestation avait permis, après la vente aux enchères des vaches, de venir en aide à 4 associations caritatives.

 

La Cowparade, manifestation internationale d’art de rue, avait posé ses bagages à Toulouse l’été dernier. Plusieurs entreprises, dans une démarche caritative, avaient acheté une vache en fibre de verre et choisi un artiste pour la décorer à leur image. Décorée par Hélène Angeletti, la vache acquise par la Mairie se trouve désormais dans le Jardin Raymond VI. « On s’est dit qu’elle serait bien là, elle a de l’herbe à brouter » a déclaré avec humour François Briançon, adjoint au maire en charge des sports de des loisirs. L’endroit désigné pour exposer l’animal n’est pas sans symbole. Installé à 5 mètres du « Boyau » des abattoirs, la bête, envahie de fleurs rouges peintes à la main, est assurée d’avoir une longue vie devant elle. « C’est un lieu calme et sympa » a souligné François Briançon.

Critiqué par certains artistes, admirés par les passants, les vaches de la Cowparade n’ont pas toujours fait l’unanimité. Mais Cédric Soulette, à l’initiative de la manifestation, soutenue par la mairie, y voit l’occasion d’exprimer l’art dans la rue. Une idée qui lui est venue au cours d’un de ces voyages. « J’étais à New-York, en 2000, quand pour la première fois j’ai vu ces vaches, ça m’a touché » a t-il exprimé. Heureux d’avoir pu mener ce projet jusqu’à Toulouse, cet ancien rugbyman a réaffirmé son amour pour l’art et rappelle à ses détracteurs, qui ont accusé cette exposition de « commerciale », et de « déjà vu », que « tout le monde n’a pas l’opportunité de voyager ».

 

Une vache caritative et populaire

Dispatché aux quatre coins de la ville de Toulouse, les vaches de la Cowparade, ont permis à quatre associations caritatives de bénéficier d’un chèque d’une valeur de 48 500 euros. Un geste qui a permis à l’association InPACTS, spécialisé dans le handicap, de lancer la construction d’un centre.

Hélène Angeletti a quant à elle souligné « l’aspect populaire » de cette manifestation qui a été l’opportunité « de démocratiser » l’art et de ne pas le « réserver à une élite ».

 

Article de Marine Astor