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Agressions sexistes: « le contexte social a décomplexé la parole fasciste et machiste »

Rassemblement square Charles-de-Gaulle pour dénoncer les violences quotidiennes faites aux femmes. Le NPA31 (Nouveau Parti Anticapitaliste) et plusieurs associations féministes de la région s’allient pour mener ensemble une campagne de sensibilisation sur la violence à l’encontre des femmes. Une dynamique qui intervient après l’agression sexiste du 7 juin dernier d’Hégoa Garay et Marine Benjelloum, militantes féministes et anticapitalistes.

 

Sortie sur la terrasse d’un restaurant dans le quartier Saint-Cyprien, Hégoa Garay et Marine Benjelloum, ont été victimes, le 7 juin dernier, d’une agression virulente par deux individus, toujours recherchés par les forces de police. « Ils nous ont insulté très violemment, puis l’un deux s’est approché et m’a donné un coup de tête » raconte Hégoa, dont l’impact lui a fracturé le nez. Des propos dont « la nature sexiste ne soulève aucune ambiguïté » s’indigne Marine Benjelloum. Toutes deux dénoncent d’une même voie « le contexte social, politique et économique » qui a permis de « décomplexer la parole fasciste et machiste » dans la société d’aujourd’hui. « A tour de rôle, depuis un an, Front National et droite réactionnaire ont favorisé l’émergence de discours homophobe, et masculiniste sur la place publique » accuse Marine, qui lance avec Hégoa un « appel à la solidarité ». Une recrudescence de ces attaques ces derniers mois, qui suscite la colère à l’encontre « d’une société qui a rendu possible cette parole, et qui est incapable de trouver une solution alors qu’il en existe » déclare Hégoa. Elle dénonce également une organisation judiciaire qui « amplifie l’isolement de la victime » et qui décourage d’engager une procédure à l’encontre des agresseurs. « Le commissariat central m’a ‘demandé de réfléchir’ avant de déposer plainte » souligne-t-elle, « c’est un véritable parcours du combattant ».

 

Une mobilisation amorcée pour « alerter la population »

Aujourd’hui c’est un véritable combat qu”impulsent les deux victimes de l’association qui veulent « donner la possibilité de libérer la parole des femmes qui subissent la même chose ». Tout d’abord en revendiquant la création d’une loi cadre contre les violences à l’encontre des femmes. « Ce type d’agression, il faut le savoir, n’est pas reconnue par le Code Pénal » confie Hégoa Garay. Mais c’est aussi une campagne de sensibilisation que veulent mener les deux militantes dans la région, avec le soutien d’associations féministes, telles que l’APIAF, les Branleuses ou encore Mix’cité, et celui des organisations politiques du NPA et de Lutte Ouvrière. Dès la rentrée, plusieurs actions collectives seront organisées pour « alerter la population » et « réagir ».

 

Article de Marine Astor

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