Accueil Articles Société Journée des droits de la femme: A Toulouse, le « sexe faible » a fait fort

Journée des droits de la femme: A Toulouse, le « sexe faible » a fait fort

les défenseurs des droits des femmes et anonymes se sont donnés rendez-vous à Jeanne d'Arc Vendredi dernier, à l’occasion de la Journée de la femme, un rassemblement était organisé sous la statue de Jeanne d’Arc à 14h00. Féministes et anonymes ont ainsi dénoncé les inégalités et les violences faites aux femmes.

 

Le sexe faible. Difficile à croire quand deux jeunes femmes décident, par conviction, d’escalader la statue de Jeanne d’Arc pour enfourcher le cheval de cette dernière. « Je salue la dimension symbolique de cet acte » déclare Hélène, poussée plus par la curiosité de l’attroupement causé que par féminisme. En effet, les femmes venues faire entendre leur voix ont fait preuve de hardiesse. Et pour cause, elles se sont exposées seins nus pour interpeller les passants et montrer que leurs corps leur appartient. « Dans une société comme la nôtre où la femme est constamment érotisée, je trouve qu’il est important de rappeler que nous sommes des êtres à part entière » confie Sophie, une Toulousaine de 41 ans. Cependant, ce geste fort, n’a pas conquis toutes les personnes présentes. « Je trouve cela dégradant pour ces femmes, quelle que soit leur combat, de se déshabiller en public » désapprouve Jérôme, un curieux attiré par la foule.

La journée a aussi été l’occasion de porter un message poignant. Ainsi, Famuni, Osez le féminisme et les autres associations  présentes ont  réalisé des mises en scène au cours desquelles les prénoms de femmes victimes de violences conjugales ont été cités. « Encore aujourd’hui, de nombreuses femmes meurent sous les coups de leur mari ou leur conjoint. Il est judicieux de le rappeler aujourd’hui » explique Carine, féministe affirmée. Les féministes déplorent également  la sous-représentation des femmes en tant que metteuse en scène ou réalisatrice. « Nous ne sommes pas des figurantes » s’époumone Valérie en charge de décerner « le Tartuffe de la culture » au TNT, un phallus fabriqué en pâte à modeler. Floriane, une assistante de direction de 26 ans conclut, « c’est incroyable qu’au XXIème siècle on soit obligé de se battre pour réclamer l’égalité hommes-femmes ».

 

Article de Hamdani Nadia

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