Occitanie. De nouvelles infrastructures scientifiques au pic du Midi

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Occitanie. De nouvelles infrastructures scientifiques au pic du Midi © Matthieu Pinaud/dr
Occitanie. De nouvelles infrastructures scientifiques au pic du Midi © Matthieu Pinaud/dr

Le pic du Midi de Bigorre a accueilli, en parallèle des activités de recherche de l’Observatoire Midi-Pyrénées (OMP ) et des activités touristiques, d’importants travaux initiés en 2021.

Ces chantiers concernaient l’extension de la structure d’accueil des scientifiques et la création d’un bâtiment pour les équipements scientifiques de ré-aluminure du miroir du télescope Bernard Lyot (TBL). Après l’achèvement du clos-couvert de Dauzère-Soler en 2022 qui a marqué une étape importante des travaux, ces derniers se sont poursuivis jusqu’en 2024.

La nouvelle structure Dauzère-Soler a permis de produire une extension du bâtiment Dauzère afin d’augmenter les capacités d’accueil des scientifiques et des nouvelles expérimentations. Elle a nécessité la construction de trois étages supplémentaires et accueille désormais une salle de pilotage et d’acquisition, destinée aux observations de toutes les coupoles du site, une salle de travail en groupe et une trentaine de couchages pour les scientifiques.

Une plateforme environnementale

La terrasse du bâtiment Dauzère-Soler est aménagée pour accueillir une plateforme environnementale, permettant la rationalisation et le développement des activités de recherche de l’atmosphère. La structure est également adaptée à l’accueil de colloques et de manifestations de culture scientifique.

« Dauzère » fait référence à Camille Dauzère, responsable du site entre 1920 et 1937, en hommage à son rôle dans le développement de l’observatoire. « Soler » renvoie à Pierre Soler, en reconnaissance de son implication comme directeur de l’Observatoire Midi-Pyrénées, poste qu’il a occupé à partir de 2011 et jusqu’à son décès en 2017.

Le chantier TBL-SPIP prévoyait quant à lui l’extension du bâtiment abritant le télescope Bernard Lyot (TBL) afin de repositionner les opérations de ré-aluminure du miroir de 2 m du télescope.

Ce second bâtiment, qui a été construit en extension du TBL, a également permis de libérer le rez-de-chaussée du télescope pour l’installation du spectropolarimètre infrarouge SPIP, livré en octobre 2025 et qui permettra dès sa mise en route la recherche d’exoplanètes.

Un challenge à 2 877 m s’est imposé pour ce double chantier exceptionnel. D’abord, les travaux ont dû être réalisés en tenant compte des activités touristiques et scientifiques du site, notamment pour ne pas nuire aux observations.

Aussi, face aux différents défis de l’altitude, de la topographie et des conditions météorologiques, toutes les équipes ont dû faire preuve d’adaptabilité. Chaque saison de travaux a été réduite entre juillet et septembre, pouvant parfois aller de juin à octobre, avec des conditions qui restaient difficiles : neige, gel, vents violents, brouillard épais, températures extrêmes ou encore zone sismique maximale. Le seul moyen pour les femmes et les hommes de rejoindre le sommet est le téléphérique, tandis que les charges ont dû être héliportées. Il a même fallu solliciter les services d’un hélicoptère Super puma à l’été 2022 pour des charges particulièrement importantes.

 

La rédaction