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Toulouse: trois étudiantes infirmières cherchent un sponsor pour exercer au Vietnam

 trois étudiantes infirmières cherchent un sponsor pour exercer au VietnamEn dernière année de formation à la Croix-Rouge de Purpan, Vanessa Dubost, Laure Cathala et Ines Laussel voient grand. Dans le cadre de leur ultime stage, elles partiront exercer leurs compétences dans un orphelinat vietnamien en mai prochain. Mais le projet représente un certain coût qu’il s’agit d’amortir. Ces jeunes femmes motivées essayent pour cela de dénicher un sponsor.

 

La date approche. Du 13 mai au 29 juin, les trois étudiantes s’envoleront pour l’orphelinat Hoa Mai situé dans la ville de Long Tanh, à proximité d’Ho Chi Minh. Dépaysement assuré. Si l’excitation est grande, régler la question du financement permettrait cependant de relâcher un peu de pression. « Cela représente 2500 euros par personne, c’est un gros budget. Cette somme inclut le voyage, le passeport, le visa et d’autres aspects de la vie quotidienne. L’orphelinat nous logerait et nous nourrirait, moyennant 800 euros par mois » explique Vanessa. « La difficulté à trouver un sponsor réside dans le fait que nous ne demandons pas de matériel, mais un soutien financier » complète-t-elle. Chacune de son côté prospecte en ce moment même pour obtenir le « oui » salvateur. Car ce stage d’un mois et demi dans les confins asiatiques pourrait bien être celui de leur vie. Elles ne sont d’ailleurs pas les seules à vouloir tenter une aventure hors hexagone. Parmi leur cent-trente camarades, certaines pourrait revêtir la blouse du côté de la Belgique, du Cambodge ou encore de Madagascar. Les étudiantes toulousaines semblent avoir le goût du voyage.

 

Un monde à découvrir

De la région toulousaine aux paysages profonds du Vietnam, le pas n’est pas évident. Pour les trois apprenties-infirmières, âgées de vingt-trois ans, c’est aussi ce qui a motivé le challenge. « C’est un pays et une culture que nous ne connaissons pas. Les asiatiques ne sont d’ailleurs pas des gens que nous sommes souvent amenés à soigner, qui n’ont pas forcément l’habitude de se rendre à l’hôpital » explique Vanessa. « Le but est aussi de s’initier à un autre système de santé. Au niveau de la chirurgie ou des soins d’urgence, les différences n’existeront pas. Mais nous savons qu’il y aura une part de médecine traditionnelle, voire parallèle, qui nous est inconnue. Cela fait partie de la découverte » s’enthousiasme la jeune femme. « Un mois et demi, ce n’est pas rien non plus. C’est une expérience qui va marquer notre vie professionnelle et personnelle. C’est aussi une manière de nous tester, de voir si nous sommes capables de travailler ailleurs qu’en France ». Il est vrai qu’une expérience de terrain à l’étranger est souvent appréciée des recruteurs. En accordant sa confiance au projet des étudiantes toulousaines, un sponsor pourrait permettre à celles-ci d’ajouter une ligne en or sur leur curriculum vitae. Et plus encore, de participer à bonifier le corps médical français. A bon entendeur.

 

Christophe Guerra

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