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Pas de repreneur pour Freescale, entre 400 et 572 licenciements à prévoir

Site toulousain de l'entreprise Freescale.Mardi 17 juillet, Robert Castagnac, commissaire au Redressement Productif en Midi-Pyrénées a exposé les engagements de l’État dans le dossier Freescale. Bien qu’aucune offre de reprise n’ai été faite, il se veut rassurant.

 

Lundi, la table ronde entre la direction de Freescale, salariés et pouvoirs publics n’a donné lieu à aucune offre de reprise pour l’usine de production toulousaine de semi-conducteurs. A partir du 9 août, moins de 400 personnes selon Robert Castagnac, 572 selon les syndicats, devraient recevoir une « notification de licenciement ». Pour le commissaire au Redressement Productif cependant, la situation n’est pas « un échec » mais « un travail très intense de la part du gouvernement et des acteurs du dossier qui n’a pas pu aboutir ».

Concernant le reclassement des salariés, il se veut ainsi très optimiste. « 286 salariés ont eu des propositions de reclassement et une politique de surveillance particulière va être mise en place pour le personnel ‘fragile’ (les séniors de + de 55 ans et les personnes handicapées). 267 offres d’emploi qualifiées dont 202 sur le Grand Toulouse ont été comptabilisées et des embauches viennent d’être actées » explique t-il. Enfin, une cellule d’accompagnement sera proposée dès le 11 août et une « passerelle de reclassement » avec l’entreprise Airbus est à l’étude. Une passerelle cependant inutile selon certains syndicats puisque ne constituant « ni un avantage ni un levier particulier ».

Concernant l’avenir du site de 20 hectares, « Freescale restera à Toulouse » a également annoncé le commissaire. Tandis que les machines de l’usine de production seront bientôt en vente, les 500 salariés du pôle de recherche restent donc sur place. Insistant sur « la confiance » qu’il veut développer, Robert Castagnac ajoute que « pour ce qui est de sa réhabilitation, le site doit rester à vocation économique avec une priorité à l’industrie. Mais les salariés de Freescale auront leur mot à dire »… Peut-être un peu tard.

 

Roudière céline

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