Accueil Articles Société A Toulouse, elles manifestent pour l'égalité entre les sexes

A Toulouse, elles manifestent pour l’égalité entre les sexes

Manifestation féministe à Toulouse pour la journée de la femme le 8 mars 2012La journée internationale de lutte des femmes, c’est la mise en avant des différences entre hommes et femmes. Au travail, à la maison, dans les mentalités… Des Toulousaines ressentent parfois ces inégalités. Plus de 300 d’entre elles ont manifesté pour un changement.


« D’habitude on range, aujourd’hui, on dérange! » Plusieurs centaines de femmes manifestent à Toulouse pour demander l’égalité avec les hommes. Les tabliers, caddies, fouets et rouleaux à pâtisserie sont de sortie, cet après-midi pour la grève des femmes.

« C’est une première historique! Ca faisait plus de 60 ans qu’il n’y a pas eu de grève des femmes en France. Le 8 mars, ce n’est pas une commémoration, une journée pour dire « merci chérie ». C’est une journée de lutte ! » se félicite Julie Claret, une des représentantes de Mix-Cité 31.

Et les luttes ne manquent pas pour ces femmes de 7 à 77 ans présentes à la manifestation. Inégalités salariales, violences conjugales, machisme, inégalité face à la retraite, droit à l’avortement menacé ou encore précarité… Chacune a au moins une bonne raison de venir. « Je suis féministe depuis longtemps. Aujourd’hui, en France, il y a toujours 173 femmes qui meurent sous les coups chaque année. Je suis là pour elles. Même s’il y a eu des évolutions, il faut faire appliquer les lois » maintient Christine, entre deux chants militants.

 

Le monde du travail maltraite les femmes

A Toulouse comme ailleurs, c’est le milieu du travail qui est le plus discriminant. Ce matin, le préfet Henri-Michel Comet a reçu des femmes influentes. Que ce soit dans l’agriculture, l’aviation, le service public ou le commerce, ces femmes exercent des postes à responsabilité. Catherine Hugonet, chargée du droit des femmes à l’égalité en Midi-Pyrénées regrette que « ce soit dès la sortie d’école que les salaires diffèrent entre les sexes. Ensuite, cela ne fait que s’aggraver. »

Les femmes ont également plus de mal à accéder aux postes à responsabilité. Dans le service public régional, elles ne sont que 28%. « Il faut une revalorisation des métiers. La crise accentue les difficultés pour les femmes » regrette Claude, d’Osez le féminisme 31. Arrivé devant la préfecture, le cortège s’arrête, reste un peu, scande quelques slogans aux rythmes des tambours et puis s’en va. Mais aucune n’oublie que la lutte continue le reste de l’année.

 

Pauline Amiel

http://www.osezlefeminisme.fr/agenda-feministe

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici