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A Toulouse, Genoskin produit des modèles de peau in vitro

Pascal Descargues produit des modèles d'épiderme humain pour les laboratoires pharmaceutiques Genoskin, une entreprise toulousaine construit l’avenir de la peau. Elle produit des modèles d’épiderme humain pour les laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques. Pascal Descargues a lancé en octobre 2011 cette start-up novatrice qui peut faire avancer la recherche sur la peau et les cheveux. Quelques mois plus tard, Genoskin trouve peu à peu sa place entre la recherche, le développement et la vente.

 

Faire avancer la recherche sur les maladies de peau. Réduire les tests sur les animaux. Améliorer les produits pharmaceutiques et cosmétiques. Genoskin réussit ces exploits.

Genoskin, ce n’est pas le nom d’un super-héros mais bien celui de la start-up toulousaine lancée par Pascal Descargues. « Nous développons, produisons et commercialisons des modèles in vitro de peau humaine » simplifie Pascal Descargues. Vendus à des laboratoires, ces modèles servent à tester médicaments ou produits cosmétiques. « L’avantage c’est la réduction des essais sur les animaux, qui seront bientôt interdits » selon le chercheur.

Grâce à la peau in vitro de Genoskin, les entreprises pharmaceutiques et cosmétiques peuvent anticiper les analyses cliniques. En testant la toxicité et les effets des produits sur les modèles de peau, ils réduisent les tests sur des humains. Et parfois les effets secondaires imprévus.

 

Des progrès contre l’eczéma ?

Pascal Descargues, chercheur spécialiste de la peau, souhaite, depuis son retour des États-Unis, créer une entreprise technologique innovante. Travaillant dans les locaux du CNRS, Genoskin allie le modèle privé et la collaboration avec le public.

« Nous développons deux produits différents. Nativ Skin est de l’épiderme humain en survie. C’est à dire la partie supérieure de la peau récupérée après des opérations » décrit Pascal Descargues. Ces déchets opératoires, valorisés avec l’accord du donneur, peuvent survivre environ 15 jours. Ils permettent des tests sur l’épiderme mais aussi sur les poils présents dans les modèles de peau.

Avant Genoskin, les tests étaient réalisés sur le cuir chevelu mais pas à la racine. Le chercheur se réjouit de cette avancée. « C’est réellement novateur. Il va peut-être y avoir de grandes avancées dans les produits capillaires ! »

Le second produit est un modèle pathologique. « Nous reproduisons de l’eczéma. Pour les cosmétiques, ça permet de faire des tests sur peau sèche et pour les labos pharmaceutiques, ça permet de développer des médicaments » envisage Pascal Descargues. Lancée depuis seulement quelques mois, Genoskin négocie en ce moment des contrats avec quatre clients internationaux.

 

Pauline Amiel

La rédactionhttps://www.toulouseinfos.fr
Pierre-Jean Gonzalez, rédacteur en chef de toulouseinfos.fr a collaboré avec de nombreux médias avant de prendre la direction du site toulousain, qui existe depuis 10 ans.

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