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Encore près de 100 personnes à la rue à Toulouse

Plus d'une centaine de bénévoles et de sans-abris se sont réunis hier sous le monument aux morts situé sur le carrefour François VerdierPlus d’une centaine de bénévoles et de sans-abris se sont réunis hier sous le monument aux morts situé sur le carrefour François Verdier aux alentours de midi. Ils sont venus protester contre le manque d’hébergements sociaux pour les personnes sans logements.

Le nom de cette action : un matelas pour un toit. Et c’est sans aucune figuration qu’ils sont venus déposer sur le monument aux morts une centaine de matelas. Tout cela dans le but de symboliser le nombre de personnes n’ayant pas reçu de retour favorable en appelant à l’aide au 115. Serge Leavant, membre du collectif inter-associations de Toulouse présent sur les lieux explique que le geste a pour objectif de « sensibiliser les citoyens. Il est impensable que des gens vivent encore dehors, surtout pendant cette période de grand froid. Tout le monde devrait pouvoir trouver une place ».

Cette appel à la mobilisation n’est pas la première en date. Depuis un an, le collectif organise quasiment chaque mois des événements différents, mais avec le même but : solutionner le manque de logements et trouver des alternatives durables et pérennes. Geneviève Genève, bénévole pour Médecin du monde considère que « loger les sans-abris uniquement en période de grand froid n’est pas suffisant. Ces gens devraient pouvoir être hébergés quelle que soit la météo. Il meurt autant de SDF en été qu’en hiver ».

 

Une action symbolique

Cette action dénonce aussi le manque de moyens mis à la disposition des sans-abris pour appeler à l’aide, « le 115 donne très peu de réponses favorables, mais encore faut-il être capable de les contacter ». En moyenne dans le département de la Haute-Garonne, 57% des personnes qui ont appelé le 115 ont été laissées sans solutions d’hébergement.

Le dernier aspect qui a poussé les associations à se mobiliser, c’est le manque total de suivi de ces personnes en difficultés. Leur séjour dans des centres est généralement très court. « Une fois leur période en centre expirée, les sans-abris sont remis à la rue » s’indigne Geneviève Genève.

Pour clôturer la manifestation, ils se sont tous rendus à la préfecture avec les matelas. « Nous allons les laisser ici, de la même manière qu’eux laissent des personnes sans domicile dehors. C’est une action symbolique ».

 

Remi Beaufils

 

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