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A Toulouse, une manifestation pour peser sur le “sommet de crise”

Environ 400 manifestants ont dit non à la casse socialeAvoir une place dans le débat, remettre le travail au cœur de la politique. Voilà ce que réclament les manifestants, ce mercredi, à Toulouse. Pour faire entendre leur voix face au « sommet de crise » de Nicolas Sarkozy, plusieurs centaines d’entre eux ont manifesté leur ras-le-bol.


« Non à la casse sociale ! » Alors que Nicolas Sarkozy reçoit les partenaires sociaux pour un « sommet de crise », dans la rue toulousaine, environ 400 manifestants battent le pavé. A l’appel des syndicats CGT, FSU et Solidaires, les travailleurs veulent compter dans le débat. « Il faut se faire entendre. Nicolas Sarkozy ne doit pas être sourd aux propos des syndicats » résume Gisèle Vidalet, secrétaire départemental de la CGT.

A Jeanne d’Arc, c’est la TVA sociale qui fait râler les manifestants. Transférer le coût de la sécurité sociale sur la TVA, en l’enlevant de la feuille de paie, ne convient pas aux syndicats. « C’est une taxe injuste. L’ensemble des citoyens payera plus cher ses biens de consommation courants alors que tous n’ont pas le même revenu » regrette Hubert Prévaud, syndiqué à la CGT.

 

« Le sommet social ? C’est de l’annonce »

Faire pression dans la rue, c’est le but des manifestants toulousains. A grands renforts de musique, de chants et de slogans, ils ont défilé dès 11 heures, hier matin. Laurent Martin est syndiqué à Sud Solidaire. Pour lui, « le sommet social, c’est un effet d’annonce. Ils vont faire deux ou trois propositions mais c’est que du vent. Les travailleurs doivent faire pression. » Alors il est dans la rue pour soutenir à la fois les employés du secteur privé que les fonctionnaires.

Remettre le travail au cœur de la campagne présidentielle et adopter une vraie politique industrielle, c’est l’espoir de Gisèle Vidalet. « La précarité des travailleurs s’aggrave, pourtant ce sont eux qui créent la richesse en France. » Dans le cortège, tout le monde est unanime, l’élection présidentielle ne changera pas grand-chose à la situation du travail en France. Laurent Martine résume, « les autres candidats ? Ils ne changeront rien. Alors, on retournera dans la rue. »

 

Pauline Amiel

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