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Trop de Toulousains « à la rue »

Hier, la « FNARS » et le collectif « Urgence un toit » manifestaient, place du Capitole.

Hier, la « FNARS » et le collectif « Urgence un toit » manifestaient, place du Capitole. En effet, à la veille des assises  nationales du logement, beaucoup trop de toulousains se retrouvent sans abris.

 

Jeudi midi, ils étaient une vingtaine à manifester place du Capitole, en soutien aux Toulousains « sans-abris ». Lors de son élection en 2006, le président de la République promettait qu’il n’y aurai plus de « SDF » à la fin de son mandat. 5 Ans plus tard, le constat est sans équivoque, surtout dans la région toulousaine. « Cette année à Toulouse, plus de 200 personnes vivent dans la rue. Ces chiffres ont quadruplé en un an. Il faut endiguer ce phénomène » explique Francis Saint Blancat, trésorier de la fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale. En effet, familles nombreuses ou personnes seules sont de plus en plus dépourvues de logements. Plusieurs causes expliquent ce phénomène. Premièrement, un grand nombre d’expulsions « sans relogements » ont été effectuées dans la région. Ensuite, les centres d’hébergements sont saturés avec un très long délai d’attente. Enfin en 2011, la construction de logements sociaux a diminué de près de 20%. « Les collectivités investissent. Le problème vient de l’Etat. Les fonds qui nous donnent sont insuffisants » ajoute Cécile Teumoreau Délégué FNARS.

 

Trouver une solution rapidement

Depuis 2004, le gouvernement a permis l’ouverture d’un nombreux centres d’hébergements. Néanmoins, les investissements ne sont pas toujours réalisés judicieusement. « Au vue de la situation actuelle les hautes instances veulent augmenter le nombre de logements. Le problème est qu’en contre partie il diminuera celui des hébergements. Or, avec la crise économique actuelle nous avons besoin d’une amélioration de tous les secteurs » souligne encore Francis Saint Blancat. De plus, il faudrait mettre en place un accompagnement social pour les personnes relogées. « Sans accompagnement, le nouveau logé ne pourra pas s’en sortir. Quelque mois plus tard il se retrouvera à nouveau dans une situation précaire » déclare le trésorier.

De ce fait, la FNARS demande à l’Etat un investissement « d’au moins 10% de plus » et qu’il stoppe les exclusions sans relogements.

 

Remi Buhagiar

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