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Le Conseil Général menace d’expulser une femme et son fils de deux ans et demi

Le collectif Droit au Logement (DAL) a appelé au rassemblement, ce lundi 30 juin, pour soutenir une famille menacée d’expulsion.Le collectif Droit au Logement (DAL) a appelé au rassemblement, ce lundi 30 juin, pour soutenir une famille menacée d’expulsion. Cette femme et son fils de deux ans et demi, pris en charge par le Conseil Général à leur arrivée en France, devaient être assurés d’un logement jusqu’au mois de novembre, c’est-à-dire jusqu’au 3ème anniversaire de l’enfant.

 

Fuyant leur pays d’origine, l’Albanie, devenu trop dangereux pour eux, Edmond, sa femme et son fils sont aujourd’hui dans une situation précaire. « C’est un cas de réelle immigration de sécurité, et non-économique », souligne Aya, militante. L’association DAL de Toulouse les suit depuis deux ans déjà. A l’époque, Edmond, sans-papiers, étant en détention, le Conseil Général a pris en charge la jeune femme et l’enfant, leur promettant un hébergement jusqu’au mois de novembre 2014. En effet, la loi prédispose qu’une femme élevant son enfant de moins de trois ans seule, a droit à un accompagnement. Or, « il semble que le Conseil Général ne veuille pas prolonger l’hébergement. C’est pour mettre au clair cette situation que nous prenons contact avec l’établissement d’hébergement et l’assistance sociale », explique François, militant DAL.

La situation a changé. Son mari sorti de prison, la jeune femme ne remplit plus les critères d’attribution de ce dispositif d’hébergement et risque d’être mise à la rue du jour au lendemain. Les militants regrettent la méthode utilisée : une date d’expulsion annoncée le jour même. « Un rendez-vous avec l’assistante sociale est prévu afin de négocier une prolongation. Au moins pour quelques jours ». Mais sous le joug d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), la famille n’est sure de rien.

 

Aucune solution stable et durable

« Le Conseil général [qui n’a pas souhaité réagir] n’a pas les compétences suffisantes pour accompagner réellement les familles, notamment dans des démarches pour obtenir des papiers », expliquent les membres de l’association DAL. Une fois la prise en charge terminée, lorsque l’enfant atteint ses trois ans, les femmes qui bénéficient de ce dispositif n’ont aucun recours. « On leur dit d’appeler le 115, mais aucune solution stable et durable ne leur est proposée ! » rapportent encore les militants. Pour Michel, « ces familles font un effort d’intégration, leurs enfants sont scolarisés, la plupart travaillent de manière déclarée, c’est maintenant à la France de faire un effort de reconnaissance ».

 

Article de Myriam Balavoine

La rédactionhttps://www.toulouseinfos.fr
Pierre-Jean Gonzalez, rédacteur en chef de toulouseinfos.fr a collaboré avec de nombreux médias avant de prendre la direction du site toulousain, qui existe depuis 10 ans.

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