Accueil Articles Société La situation de TLT met en péril l’avenir de la filière audiovisuelle locale

La situation de TLT met en péril l’avenir de la filière audiovisuelle locale

Studios de TLT, sous l'Arche Marengo.Plus de 150 acteurs de l’audiovisuel ont interpellé les candidats aux municipales de Toulouse concernant l’avenir de la Télévision locale de Toulouse et le devenir de l’émission CaseDoc. Financé par la collectivité depuis 2010, ce programme doit favoriser la dynamique de création indépendante. Aujourd’hui, les sommes ne sont plus redistribuées mais utilisées pour le fonctionnement de la chaine.

 

« L’avenir de la filière est aujourd’hui mis en péril par la situation financière de la TLT », s’inquiète Pierre Mathiote, producteur régional. « Aujourd’hui la société affiche un déficit de 200 000 euros », précise l’ancien PDG de la chaîne Franck Demay. Structurellement en déficit par une surestimation des recettes générées par la régie publicitaire ainsi que par sa dette, « une partie des financements alloués à la CaseDoc sont systématiquement utilisés par TLT pour contribuer à financer son fonctionnement » explique la productrice Carole Giordino.

Destinée à « soutenir la filière régionale de création audiovisuelle et d’instiller des programmes documentaires de qualité au sein de l’antenne », la CaseDoc, financée à hauteur de 300 000 euros par an par la mairie, a permis de produire plus de 80 films ces 5 dernières années. « Quand la Casedoc fonctionne normalement, le dispositif permet à plus de cent techniciens et créateurs de la région de vivre de leur travail. Mais aujourd’hui, les producteurs indépendants ne sont plus payés pour des films produits, livrés et déjà diffusés », révèlent les acteurs de l’audiovisuel local qui craignent que « la chaîne entraine dans sa chute toute la filière de production régionale ». Ces derniers lancent donc un appel aux élus et candidats aux élections municipales.

 

Vers une télévision 100% publique ?

« On a renoncé peu à peu à être une chaine privée pour passer à une chaine d’intérêt public », avoue Catherine Guien, adjointe au maire et administratrice de TLT. Concernant la CaseDoc, « elle doit voir aboutir le fléchage des soutiens par convention dont les puissances publiques doivent être garante », explique Jean-Christophe Sellin, tête de liste du Parti de Gauche avant d’ajouter être « partisan d’un service public de télévision à caractère non commercial ». Dans le même esprit, Antoine Maurice, tête de liste « Toulouse Vert demain », est « très attaché au fait qu’il y ait à Toulouse une télévision locale publique où la puissance publique est largement majoritaire ». « Nous devons donc poursuivre l’aide à la création cinématographique qui est toujours budgétisée pour 2014 », termine Pierre Lacaze, élu communiste à la mairie de Toulouse et candidat sur la liste du Maire sortant.

Article de Téo Henriet

La rédactionhttps://www.toulouseinfos.fr
Pierre-Jean Gonzalez, rédacteur en chef de toulouseinfos.fr a collaboré avec de nombreux médias avant de prendre la direction du site toulousain, qui existe depuis 10 ans.

4 Commentaires

  1. La somme allouée à la case doc a aussi servi à payer un ancien producteur,(40 000 euros brut annuels) charger de “gérer” et de choisir ceux qui iraient tourner pour cette case doc. alors que cette tache auparavant était faite gratuitement par TLT. Or, “on” a signé des conventions avec les producteusr en “oubliant” qu’il y avait aussi cette charge à soustraire du montant global de l’enveloppe de la case doc. Donc, c’est aussi une des raisons du dépassement.Mais ça on ne le dit pas.

  2. OH là, le commentaire hyper polémique… cqfd, cité vos sources svp.
    Personne ne parle non plus des salaires que les différents PDG qui se sont succédés se sont octroyés pour “redresser” la chaine.
    Est-il vraiment nécessaire de rentrer dans ce genre de polémiques? J’espère qu’elle ne ressemblera pas à ça la nouvelle TéléToulouse!

  3. Chère Madame CQFD, Cher Monsieur CQFD,
    J’ai eu en charge la présentation du point financier de la Case Doc, je vous transmets les éléments que j’ai présentés lors de la conférence de presse du mardi 4 février, dont vous semblez ne pas avoir connaissance.
    Les accords pour la Case Doc entre la Ville et le Casino Barrière se traduisent par:

    1 096 000€ VERSE A TLT ENTRE 2010 ET 2013

    250 000€ EN 2010
    272 000€ EN 2011
    284 000€ EN 2012
    290 000€ EN 2013
    INVESTISSEMENTS REALISES PAR TLT SUR LA CASE DOC ENTRE 2010 ET 2013:
    682 980€
    Soit:
    490 000€ EN COPRODUCTIONS SUR 82 DOCS EN 4 ANS
    DONT 145 000€ IMPAYES
    85 545€ TVA
    22 000€ ACHAT ET MATERIEL EN 2011
    83 935€ SALAIRES + CHARGES CONSEILLER DE PROGRAMME DE 2011 A 2013
    1 500€ DE FRAIS GENERAUX
    DIFFERENTIEL: 413 020€
    C’est donc bien 413 020€ qui ont été utilisés par TLT pour contribuer à financer son fonctionnement.

  4. suite du message.
    Le poste de conseiller de programmes documentaires a été créé afin de gérer les relations entre la chaîne et les producteurs, et de suivre les dossiers de films, comme dans toutes les chaînes de télévision ayant une programmation de ce type.Il a coûté 83 935€ sur 3 ans salaires et charges, ce qui fait environ 28 000€ annuels en masse salariale soit
    14 000€ en salaire. La personne qui a fait ce travail – très correctement et avec une conscience aigüe des enjeux -durant cette période est un ancien producteur indépendant, ce qui était le minimum d’expérience requise pour un tel exercice.
    C’est en prenant toutes mes responsabilités que je signe ce courrier.
    Carole Giardino
    Productrice
    Pour le comité des signataires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici