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Christine de Veyrac : « Je ne me reconnaissais plus dans l’UMP »

Christine de Veyrac a annoncé qu'elle rejoignait le nouveau parti UDI impulsé par Jean-Louis Borloo.Le 21 octobre dernier, Christine de Veyrac a annoncé qu’elle rejoignait le nouveau parti UDI impulsé par Jean-Louis Borloo. En se ralliant au projet centriste, l’ex-présidente de l’UMP Haute-Garonne revient à ses débuts politiques. A l’horizon des municipales, l’évènement pourrait bien redistribuer les cartes. Mais pour la députée européenne, pas de quoi tirer des plans sur la comète. Ni créer la polémique. Entretien.

 

Toulouse Infos: « Pourquoi décider de rejoindre l’Union des Démocrates Indépendants ?

Christine de Veyrac: Cela fait deux ans que je me suis éloignée de l’UMP, qui était une sorte de fusion entre l’UDF et le RPR. Aujourd’hui, ce parti représente plutôt l’ancien RPR, une tendance d’une droite à la Pasqua. Je ne m’y reconnaissais plus. J’ai rencontré Jean-Louis Borloo ainsi que le responsable local Philippe Folliot, qui m’ont proposé d’adhérer. L’UDI a pour fondement d’être un parti libéral, social, européen et surtout, ouvert à la société civile. Ce sont des principes dans lesquels je me suis retrouvée.

 

T.I: Que pensez-vous pouvoir apporter à ce nouveau parti ?

C.D.V: Il serait présomptueux d’énumérer une série de qualité. Simplement, je suis quelqu’un qui aime aller au bout des choses. Je ne peux pas non plus faire ou dire quelque chose auquel je ne crois pas. Je pense aussi être quelqu’un de sincère. Une valeur de plus en plus rare en politique.

 

T.I: Selon Jean-Louis Borloo, Toulouse fera partie des villes qui auront une candidature centriste aux prochaines municipales. Sans détour, vous a-t-on promis un poste de tête de liste ?

C.D.V: Non, absolument pas, et je n’en ai pas demandé. Les élections municipales se dérouleront en mars 2014, ce n’est pas le moment d’entrer dans ces considérations. Et puis, prenez l’exemple de Bertrand Delanoé. En 2000, personne ne le connaissait. Un an plus tard, il remportait Paris. Rien n’exclut que dans quatre ou cinq mois, quelqu’un puisse émerger à Toulouse. Moi, je me bats dans un esprit collectif.

 

T.I: Localement, l’UDI se limite t-il à constituer une force d’opposition ou vise t-il plus haut ?

C.D.V: Nous serons une force d’opposition, c’est certain. Mais je ne suis que simple adhérente au parti, je ne veux pas parler en son nom. L’UDI vient tout juste d’être créé, c’est encore trop tôt. Il y aura des réunions à venir et nous en ferons part aux médias. Au fond vous savez, les toulousains se fichent de savoir qui de Pierre, Paul ou Jacques sera le maire. Ils veulent simplement redonner de l’ambition à la ville.

 

T.I: L’UMP31 publie un communiqué dans lequel il juge que votre choix relève plus d’un opportunisme politique que d’une fidélité à vos convictions personnelles. Votre réaction ?

C.D.V: C’est quand même extraordinaire…Je mets quiconque au défi de trouver un mot que j’ai pu dire sur mes alliés politiques. Je n’ai rien négocié, j’intègre simplement ma famille d’origine. Je ne vois pas en quoi c’est de l’opportunisme ! Il y en a qui sont dans la destruction, moi je suis dans la création. On ne peut pas sans arrêt, pour tromper l’opinion, créer des polémiques qui n’ont pas lieu d’être. »

 

Propos recueillis par Christophe Guerra

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