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A Toulouse, deux chercheurs analysent le débat Hollande-Sarkozy

Le débat Hollande Sarkozy décrypté par deux chercheurs toulousains

La campagne présidentielle se joue avant tout dans les mots et les idées. Pascal Marchand et Pierre-Olivier Dupuy, deux chercheurs toulousains analysent le discours des politiques. Ils ont passé au crible le débat de mercredi soir entre Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

Quelles sont les caractéristiques principales des politiques ? Pascal Marchand et Pierre-Olivier Dupuy, professeurs en sciences de l’information et de la communication à l’IUT de Paul Sabatier ont analysé le débat d’entre deux tours. Alors que les Toulousains regardaient Nicolas Sarkozy et François Hollande débattre mercredi soir, les deux professeurs travaillaient. « Notre objectif est double : situer, dans l’histoire des débats d’entre-deux tours, le duel Hollande / Sarkozy et en dégager les spécificités par rapport aux précédents. Puis dégager les registres lexicaux privilégiés par chacun des débatteurs » explique Pascal Marchand.

 

Beaucoup d’interpellations

Le discours des deux candidats se maintient dans la logique de la campagne, selon les résultats des deux professeurs toulousains. « On observe logiquement un certain nombre de termes d’actualité qui ont marqué la campagne : « Allemagne », « rétention » (centres de), « Fessenheim » et « nucléaire », « immigration » et « droit de vote », « Espagne »… »

Les interpellations sont nombreuses dans le débat. Selon Pascal Marchand, les « Monsieur Hollande » et « Monsieur Sarkozy » sont « associés à des formes qui marquent la dureté de l’échange ». Le mot « mensonge » est lui aussi très présent.

 

Les spécificités des candidats

Pour les deux chercheurs toulousains, l’interpellation de l’autre n’est plus, pour la première fois, le seul monopole des candidats de droite. « Certes, Nicolas Sarkozy conserve une partie de son identité lexicale au travers d’un style toujours familier (« on », « y a » au lieu de ‘il y a’). Comme en 2007, le candidat UMP utilise massivement la forme « problème ». A l’inverse, le candidat socialiste privilégie une approche plus positive de l’avenir son vocabulaire étant davantage tourné vers le futur ou empruntant des termes qui pourraient être mieux perçus. »

 

Pauline Amiel

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