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Municipales : Christine de Veyrac comme « alternative face au marketing politique »

Christine de Veyrac veut se placer comme alternative face au marketing politique. C’est sans soutien et sans étiquette que Christine de Veyrac va se présenter le 23 mars prochain devant les Toulousains. Adepte de la « démocratie participative », elle semble vouloir se cacher derrière ce concept pour justifier un déficit de programme.

 

C’est munie de deux bouteilles de soda, l’une au nom de l’UMP et l’autre du PS, que la candidate du centre s’est présentée en fin de semaine en conférence de presse. Estimant que les électeurs se prononceront « plus sur des idées que sur un emballage politique », la candidate représente « l’alternative face au marketing politique ». Et pour sortir du « vote par défaut imposé par les sondages et par les médias », la députée européenne dégaine le thème transversal de son programme : la démocratie participative. « Notre liste, l’Alternative responsable, se distingue par son interactivité et sa proximité », explique Christine de Veyrac qui annonce le lancement d’un site internet (laparoleauxtoulousains.fr), qui permet aux toulousains de donner leur avis. « Si nous gagnons, nous le maintiendrons. Dans le cas contraire, nous le transmettrons au maire », indique la candidate qui a attendu 15 jours avant le scrutin pour mettre en place ce site. Après plus d’un an de campagne de terrain, cette décision, qui ressemble fort à de l’improvisation, est à l’image d’un programme flou que la candidate n’a pas souhaité développer en détail devant les journalistes. Préférant développer quelques idées phares, Christine de Veyrac s’est constamment retranchée derrière sa « démocratie participative » pour éviter certaines prises de position. Un grand évènement culturel à Toulouse ? Oui, mais « il faut en discuter avec les Toulousains ». « Toulouse doit se doter d’une grande infrastructure sportive ». Où ? « Il faut en discuter avec les Toulousains »…

 

Un tram-train en guise de grand contournement

Après avoir rappelé son intention de mettre en place des arrondissements, de passer de 26 à 12 adjoints et d’avoir recours au référendum local, la candidate s’est arrêtée plus longuement sur les transports en commun. « Nous réaliserons un grand contournement de Toulouse par un tram-train qui pourra aussi bien utiliser les voies ferrées que celles du tramway, nous annulerons le projet de BHNS prévu à Lardenne et à Saint-Cyprien, nous étudierons la mise en place de lignes de tramway aérien et nous augmenterons le nombre de parkings de délestage aux entrées de Toulouse pour encourager l’usage des transports en commun », révèle Christine de Veyrac qui veut également engager « une vaste concertation avec les habitants en vue de refondre entièrement le maillage et les horaires de transports en commun à Toulouse ».

Également interrogée sur sa fin de campagne, la députée européenne annonce ne pas vouloir faire de meeting qui « ne servent qu’à rassembler des convaincus » et qui coûtent trop cher. « Nous avons peu de moyens mais nous allons organiser deux ou trois actions d’ici le 23 mars prochain », termine la candidate qui, depuis quelle a été lâchée par l’UDI, a pris 1% dans les sondages.

 

Guillaume Truilhé

La rédactionhttps://www.toulouseinfos.fr
Pierre-Jean Gonzalez, rédacteur en chef de toulouseinfos.fr a collaboré avec de nombreux médias avant de prendre la direction du site toulousain, qui existe depuis 10 ans.

2 Commentaires

  1. Je remarque dans cette analyse:
    1) Que le départ de certains indécis de l’UDI a fait gagner des voix à Christine de Veyrac.
    2) Demander au peuple citoyen de décider avec son élu, des grandes orientations pour Toulouse, ne souligne pas un manque de programme, mais une autre façon de faire de la politique.
    En comparaison, Moudenc présente un très large programme dont la plupart des mesures sont suspendues à l’accord préalable du Conseil Général socialiste et de M. Valls ministre socialiste.
    3) Christine de Veyrac enfin, ne veut pas de meetings, et personne ne lui donnera tort en ces temps de crise, où la candidate aura investi 20 000 euros dans sa campagne, contre près de 500 000 euros pour Moudenc!

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