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Tunnel sous les Pyrénées : 40 km pour une traversée plus écolo

Le tunnel sous les Pyrénées permettrait le désengorgement des autoroutes, une baisse des émissions de CO2 et une connexion des réseaux ferroviaires entre l’Espagne et la France. Photo / Crédit Franck Lachaud FotoliaDepuis plus de 10 ans, le projet est en discussion : la Traversée Centrale des Pyrénées (TCP) grâce à un tunnel sous-terrain d’environ 40 kilomètres. L’objectif : acheminer des trains de marchandises et de voyageurs ainsi que des camions, des voitures et des cars de tourisme de la France vers l’Espagne et inversement. Son modèle : les grands tunnels comme celui sous la Manche.

 

L’Etat Français et le Parlement Européen entrent bientôt en phase de sélection des projets d’infrastructures prioritaires. Dans l’optique de faire un point sur le projet de Traversée Centrale des Pyrénées, les représentants de la Fundacion Transpirenaica de Saragosse étaient hier à Toulouse. La fondation privée espagnole travaille en collaboration avec Eurosud Transport, association toulousaine de lobbying, pour « favoriser le rassemblement des forces économiques, techniques et politiques des deux côtés des Pyrénées », explique Bruno Oliver-Druet, directeur de la fondation.

Jean-Louis Chauzy et Didier Gardinal, présidents d’Eurosud Transport et de la CCI Midi-Pyrénées, ont quant à eux souligné l’importance d’un « rappel des arguments qui justifient sa réalisation ». A savoir un désengorgement des autoroutes : 6 millions de poids lourds traversent chaque année les Pyrénées. Mais aussi une baisse des émissions de CO2 et une connexion des réseaux ferroviaires entre l’Espagne et la France, partenaires historiques, tant aux niveaux culturel et politique qu’au niveau commercial (la France est le premier partenaire commercial de l’Espagne).

L’idée de ce tunnel sous les Pyrénées, évoquée par la Commission Européenne en 2004,  trouve son origine en 2002, date de la première étude informative. Onze ans donc que ce projet stagne à l’état embryonnaire.

 

Article de Joséphine Durand

6 Commentaires

  1. Ceci est un serpent de mer nationaliste espagnol, irréaliste écologiquement, il l’est aussi économiquement ;Toutes les données économiques prouvent que ce projet est irréaliste pour tout entrepreneur non engagé politiquement ; cet engagement est celui des centralistes espagnols, les militants du PP(E)….
    Barcelona-Tolosa est la même distance que Lyon-Paris, mais tout les projet rail espagnol ne passe pas par la voie rapide, Torn-de-Cairol … Pourquoi ?
    Je mettre dans peu de temps une vidéo qui prouve les erreurs économiques de ce projet engagé politiquement.

  2. La folie des grandeurs de de l’Homme…
    Aujourd’hui, pour faire un yaourt, les ingrédients parcourent des milliers de km.
    D’ailleurs, l’embrasement du tunnel du Mont Blanc n’était-il pas du à un camion de pneus venant du nord de l’Europe ?
    Alors qu’il existe Pirelli en Italie …

  3. Bonjour,
    J’ai repris votre article sur la page de curation consacrée à une vallée que pourrait emprunter la TCP.
    Quand vous dites, dans votre titre, que la traversée est “écolo”, pourriez-vous nous dire en quoi elle l’est SVP ?
    Merci

  4. L’acheminement de train de marchandises. Le ferroutage va donc se développer. Cela va entraîner une baisse des émissions de CO2.
    Tout est expliqué dans l’article.

  5. Ou est l’écologie? Vu que le camion fera 40km sur rail et reprendra la route derrière pour quelques centaines de km.
    Ce projet augmentera le trafic routier et en aucun cas le ferroutage qui est en perte de vitesse en France.

    Pourquoi ne pas réellement développer le ferroutage sur les lignes existantes. Ce qui sera certainement mois coûteux que ce projet pharaonique (comme si on avait de l’argent à jeter). Quand les lignes ferroviaires coté océan et mer seront saturés (d’ici plusieurs siècle au train actuel), on pourra discuter de la TCP.

  6. Tout à fait d’accord avec Me 🙂 : les voies ferroviaires sur les extrémités sont loin d’être saturées. De plus, l’axe de ferroutage qui a été retenu pour l’Europe longe la côte méditerranéenne de l’Espagne et ne passe pas au centre de la chaine. Par ailleurs, il me semble que le gouvernement français voulait mettre l’accent sur les autoroutes de la mer tant du côté Atlantique que Méditerranée.
    Une revue d’actualité sur la TCP ici : http://www.scoop.it/t/vallee-d-aure?tag=tcp

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