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Hôtels toulousains: quid de la nouvelle classification ?

Plaque du nouveau classement hôtelier.Officiellement, tous les hôtels de France avaient jusqu’au 22 juillet dernier pour effectuer les démarches nécessaires. Nouvelles normes oblige. Au-delà, ils devraient perdre leur référencement dans la liste des établissements de tourisme. Pas de quoi affoler pour autant nombre d’hôteliers.

 

A s’y pencher, cette nouvelle classification, initiée en 2008 par le secrétaire d’Etat Hervé Novelli, présente des enjeux de taille. En termes d’économie, mais aussi d’image, de rayonnement et donc de captation de la clientèle. Désormais, le référencement s’établit selon 240 critères et s’échelonne uniquement de une à quatre étoiles. Une cinquième est décernée aux établissements dits de luxe, une petite révolution pour le pays le plus visité du monde. Les classifications, réévaluées tous les cinq ans par un cabinet spécialisé, deviennent évolutives. La traditionnelle affichette bleue placée à l’entrée des hôtels est censée avoir disparue pour une nouvelle plaquette rouge. En cas de non-remplacement de celle-ci, la loi prévoit même une amende plafonnée à 15 000 euros. A l’heure actuelle, seule la moitié des hôtels français rempliraient les nouveaux critères.

 

« Ce n’est pas la priorité »

Plus d’un mois passé la date butoire, la Ville rose colle plutôt bien au diagnostic général. Le « Monopoly toulousain » n’est que très peu chamboulé. Pour preuve, le nombre d’affichettes rouges et bleues est sensiblement le même. Certains choisissent, comme la récente loi le permet, de ne pas entrer dans la nouvelle grille de classifications. Comme l’hôtel Icare, par exemple, qui craint une éventuelle dévalorisation de son enseigne. D’autres, comme à l’hôtel de Bordeaux, considèrent simplement que ce n’est pas une priorité. « C’est terrible d’être constamment menacé par de nouvelles pressions.. » souffle tout de même son gérant. La responsable d’un établissement trois étoiles, qui souhaite conserver l’anonymat, affirme que « rien n’a changé ». Si elle a conservé le même nombre d’étoiles, elle développe un point de vue mitigé. « Cette nouvelle classification, renouvelable tous les cinq ans, est tout de même un progrès. Avant, elle était établie pour trente ans. Chez certains, où des installations ont pu se dégrader avec le temps, elle était devenue obsolète. » Cependant, la gérante pointe du doigt l’aspect contraignant du dispositif. « Les nouveaux critères, c’est un pavé épais comme ça. Ils découlent directement d’instructions et de normes européennes. Ce n’est pas toujours très clair. De plus, l’évaluation des locaux à laquelle nous devons nous plier représente une prestation de 500 euros. Ce sont encore des frais supplémentaires » conclut la responsable.

 

Christophe Guerra

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