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Les entreprises individuelles fleurissent à Toulouse

Le pôle emploi encourage la création d'entreprises individuellesLa Région Midi-Pyrénées propose des moyens d’accompagnement et de financement pour aider à la création d’entreprises individuelles. De l’évaluation de la viabilité de l’activité jusqu’à la fidélisation de la clientèle, les porteurs de projets sont soutenus dans la concrétisation de leur entreprise.

Du 6 au 10 février 2012, c’est la 8ème semaine du Microcrédit de l’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Economique) en Midi-Pyrénées. A cette occasion, la Maison Commune Emploi Formation (MCEF), le dispositif Entreprise Initiative et Création (EIC) et Pôle emploi organisaient, ce mardi 7 février, une journée autour de la création d’entreprise à la MCEF de Toulouse. L’opportunité de présenter les mesures d’accompagnement aux porteurs de projets qui sont par ailleurs dispensés de manière permanente au siège EIC situé à Empalot.

« L’EIC s’adresse particulièrement aux quartiers relevant de la politique de la ville, mais pas exclusivement » explique Serge Guichandut, conseiller de l’Adie. Le dispositif offre un accompagnement  personnalisé ainsi qu’une aide au financement attribuée par l’Adie. Celle-ci ne peut excéder 10 000 euros. « Les conseillers établissent en premier lieu un diagnostic et évaluent la viabilité économique du projet » poursuit-il. Des études préalables peuvent être financées par Pôle Emploi comme des études de marché ou l’apprentissage de la gestion et de la trésorerie. Ensuite, chaque demandeur qui reçoit les informations nécessaires est accompagné dans ses démarches administratives et se voit orienté vers les structures appropriées où il peut par exemple bénéficier « de conseils pour attirer la clientèle et la fidéliser ». Pôle Emploi peut également verser une prime à la création d’entreprise de 1000 euros, don renouvelable au bout d’un an si l’entreprise a perduré.

Nature des projets

Un millier d’entreprises ont déjà été créées en bénéficiant de l’EIC depuis sa mise en place en 2004. « Certains souhaitent se lancer dans des projets très créatifs, d’autres sont au chômage et se sentent dans l’obligation de créer leur propre emploi pour s‘en sortir » explique Serge Guichandut. Les demandes sont fréquentes « dans les secteurs du bâtiment, de l’aide à la personne ou des petits commerces ». « L’essentiel tient dans l’adéquation entre la personne et son projet » analyse-t-il. A noter que le statut attribué est celui d’entreprise individuelle avec régime micro-social simplifié, ce qui signifie que l’entrepreneur n’est redevable d’aucune cotisation s’il ne fait pas de chiffre d’affaire. « En fonction des appels d’offres, certains projets peuvent également être immatriculés via une coopérative d’activités, auquel cas les bénéfices sont transformés en heures de salaire ».

Laetitia Vieillescazes

 

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