
© Pierre-Elie de Pibrac/dr
Cette exposition propose une vision sensible du Japon à travers un ensemble de portraits couleur, de paysages et de natures mortes noir et blanc aux allures d’estampes.
Poursuivant un travail photographique anthropologique initié à Cuba, Pierre-Elie de Pibrac se rend au Japon en 2020, pays marqué par le tsunami de Fukushima et où les habitants se livrent peu sur leurs émotions, leurs inquiétudes psychiques et intimes.
L’artiste entreprend d’aller à la rencontre d’individualités cherchant à exprimer la singularité d’une histoire personnelle par le biais de leur participation au projet photographique : yakuzas, rescapés de Fukushima, hikikomori (personnes vivant coupées du monde et des autres, souvent cloîtrées et réfugiées dans leur chambre) ou « évaporés » ayant opté pour une disparition volontaire.
Des histoires personnelles
Lors de ce long périple, le photographe saisit des instants de vie : les Japonais sont au cœur des dérives de l’anthropocène, sujet brûlant de nos sociétés modernes. Réalisés à la chambre – mode de prise de vue hérité des origines de l’invention du médium -, ses portraits résultent de rencontres durant lesquelles, à rebours du geste furtif du reporter, hommes et femmes, adolescents et adultes se livrent sur leur histoire personnelle, leur fragilité, leurs inquiétudes existentielles.
Doucement, on entre dans la vie de chacun d’eux, chacun est devenu un personnage qui exprime la fuite du temps, la difficulté d’être au monde, une certaine mélancolie.
Jusqu’au 30 août 2026 au Château d’Eau, 1 place Laganne.
La rédaction



