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Aérospatial : moteur économique majeur pour Toulouse (31) et sa région

Aérospatial : moteur économique majeur pour Toulouse (31) et sa région cdr
Aérospatial : moteur économique majeur pour Toulouse (31) et sa région
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Découvrez la place de l’aérospatial dans l’économie de Toulouse et de l’Occitanie région qui, en 2016, voyait l’aéronautique réaliser un CA 60,4 Mds €.

 

 

 

 

 

 

 

Toulouse, capitale européenne de la recherche aérospatiale

Rivalisant fièrement avec l’Île-de-France, avec laquelle elle partage le podium de la plus grande région aéronautique d’Europe, l’Occitanie peut se targuer d’accueillir plus de 800 entreprises et 86 000 emplois directs dans la filière aérospatiale, soit 40 % de l’emploi industriel régional. Certains joyaux de l’industrie y ont implanté leur siège, à l’instar d’Airbus ou ATR, plaçant naturellement Toulouse (31) et l’Occitanie au cœur des projets aéronautiques et spatiaux européens. Focus sur ce secteur d’activité, véritable moteur économique de la région.

 

Toulouse et l’aérospatial, l’histoire d’envolées mythiques

De l’envol contesté de l’Avion III conçu par Clément Ader en 1897 à l’essai du BelugaXL, nouvel avion-cargo d’Airbus réalisé en juillet 2018, l’histoire de Toulouse avec l’aéronautique puis le spatial n’en finit pas de s’enrichir. Entre passion, créativité et défis technologiques, elle n’a cessé de puiser son inspiration dans des rêves d’envolées mythiques qui nourrissent aujourd’hui encore l’âme des entreprises aérospatiales de Toulouse.

 

Du premier vol Toulouse-Barcelone à l’Aérospostale

L’une des premières est celle de Pierre-Georges Latécoère, qui effectue en 1918 la première liaison aérienne postale Toulouse-Barcelone, avant de créer les Lignes aériennes Latécoère. Rachetées en 1927, elles seront connues dans le monde entier sous le nom de l’Aéropostale, notamment grâce à ses pilotes dont les noms sont entrés à jamais dans l’imaginaire collectif comme Jean Mermoz, Henri Guillaumet ou Antoine de Saint-Exupéry. C’est d’ailleurs cette fabuleuse épopée que retrace le nouvel espace muséal « L’envol des pionniers », inauguré en décembre 2018, quelques jours après le centenaire du vol de Pierre-Georges Latécoère.

 

Toulouse, siège d’un fleuron de la réussite européenne

Après le musée Aeroscopia et de la Cité de l’Espace, L’envol des pionniers inscrit résolument Toulouse (31) comme le berceau de l’aéronautique civile et une capitale de l’aérospatial en France, mais également en Europe.

En effet, en 2016, la branche aéronautique a permis à elle seule de générer un chiffre d’affaires 60,4 Mds d’euros, auxquels la région Occitanie a participé à hauteur de 9,2 Mds d’euros, sans compter Airbus (66,6 Md€), entreprise EADS et dont les 16 sites en France, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni lui ont permis de devenir l’un des principaux avionneurs mondiaux : une réussite made in Europe, dont le siège toulousain a accueilli, en juillet 2018, la signature du nouveau plan Ader IV (Actions pour le Développement des Entreprises Régionales de sous-traitance) engageant l’État et la région Occitanie dans une démarche partenariale afin de soutenir et accompagner les entreprises la filière aérospatiale de la région.

 

Une filière aérospatiale occitane à la vision 360°

Comme le rappelle l’INSEE, dans une note d’analyses de 2018, la filière aérospatiale occupe une place importante dans l’économie occitane. Fin 2016, 1100 entreprises d’Occitanie concouraient à la construction finale d’aéronefs, d’astronefs ou de leurs moteurs. Elles employaient deux tiers des 146 000 salariés évoluant dans ce secteur dans le Grand Sud-Ouest, dont 85 000 rien qu’à Toulouse, soit 9 % des salariés du secteur privé hors agriculture de la région occitane.

 

Structure générale de l’aérospatial

Si les entreprises aérospatiales têtes de filière (constructeurs, maîtres d’œuvre et motoristes) sont peu nombreuses (moins d’une vingtaine), l’INSEE indique qu’elles sont de très grande taille : « elles emploient à elles seules 43 000 salariés. Les autres unités de la filière ont majoritairement une fonction de sous-traitance ».

Dans ce contexte, les sous-traitants de l’aérospatial « représentent près d’une entreprise sur deux et emploient 38 000 salariés. Ceux de la fabrication industrielle sont prépondérants par rapport aux sous-traitants d’études. Viennent ensuite les fournisseurs (9 300), en particulier d’outils matériels ou logiciels, puis les prestataires de services (certification, logistique, etc.) qui comptent 8 000 salariés. Les sociétés d’ingénierie et de conseil en technologie, moins nombreuses, emploient 20 900 salariés ».

 

Supply chain et formation : les atouts maîtres de l’aérospatial occitan

Grâce à la diversité de ses acteurs, adhérents ou non au Gifas (Groupement des Industries françaises aéronautiques et spatiales) —, l’aérospatial en Occitanie dispose d’une supply chain complète. Elle compte aussi le pôle de compétitivité mondiale Aerospace Valley, fondé en 2005, ainsi que de nombreux établissements de formation où sont formés 75 % des ingénieurs français du secteur, notamment à l’Isae-Supaero et l’Enac.

L’aérospatial français capitalise donc sur l’ensemble de ses ressources pour rester attractif et compétitif dans un contexte mondial hyper concurrentiel. C’est tout le sens du plan Ader qui s’inscrit en complément du programme Performance industrielle du Gifas et visant à aider les entreprises « à produire en quantité, en qualité et dans les délais », mais à structurer davantage encore la filière.

 

Cyberespace Valley, l’aérospatial porté par deux régions

L’Aerospace Valley a été créée sous la forme d’une association loi de 1901 en 2005. Son objectif est d’unir les forces et les talents de tous les acteurs d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine concernés par l’aérospatial — entreprises, centres de recherche, centres de formation et institutions — pour développer, à l’échelle nationale, européenne et internationale, la compétitivité du pôle Aéronautique, Espace, Systèmes embarqués des deux régions.

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Un collectif labellisé Pôle mondial

Le pôle de compétitivité Aerospace Valley, labellisé Pôle mondial par le CIADT en 2005, est constituée de sept collèges :

  • Grandes Entreprises
  • PME-PMI
  • Centres de formation
  • Centres de recherche
  • Collectivités publiques structures de développement économique
  • Organismes financiers
  • Organisations professionnelles et partenaires associés

Il constitue le premier bassin d’emplois européen dans le domaine de l’aéronautique, de l’espace et des systèmes embarqués. Selon les derniers chiffres du Pôle, cela représente :

  • 146 000 emplois industriels
  • 1 900 établissements
  • 1/3 des effectifs aéronautiques français, plus de 50 % dans le domaine spatial
  • 8 500 chercheurs
  • 2 des 3 Grandes Écoles françaises aéronautiques et spatiales
  • 13 000 étudiants

L’ambition du pôle Aerospace Valley est de poursuivre son développement et celui des emplois sur son territoire dans tous les domaines de l’aérospatial.

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Une ambitieuse stratégie de conquête

Pour compter parmi les leaders mondiaux de l’aérospatial, l’Aerospace Valley a décliné une ambitieuse stratégie de conquête poursuivant six objectifs et déclinés sur ses grands objectifs marché : l’aéronautique, l’espace, les systèmes embarqués.

  1. L’innovation, les projets collaboratifs, la mise en réseau
  2. Le support et l’accompagnement au développement des compétences des PME, leur croissance et leur compétitivité nationale et internationale
  3. Le partenariat entre les pouvoirs publics pour développer les territoires, de l’économie et de l’emploi
  4. L’animation des filières du Pôle avec les autres pôles de l’aérospatial, les comités de filières, les groupements professionnels…
  5. La vulgarisation des technologies issues de l’aéronautique, du spatial et des systèmes embarqués à d’autres filières, notamment via l’interclustering
  6. Une volonté d’inscrire ses projets et initiatives dans une démarche de développement durable

 

Une fabuleuse machine à projets

La synergie créée entre industrie, formation et recherche, portée par la stratégie de conquête de l’Aerospace Valley ont favorisé les projets de coopération R&D et la dynamique des acteurs sur les trois marchés du Pôle. En effet, pour soutenir leur émergence, l’Aerospace Valley s’est organisé en Domaines d’Activités Stratégiques (DAS) :

  • Aérostructures, Matériaux et Procédés (AMP)
  • Énergie et Systèmes Électromécaniques (ESE)
  • Solutions pour le Transport Aérien (STA)
  • Télécommunications/Observation/Positionnement (TOP)
  • Systèmes embarqués, Objets Connectés, Logiciels et électroniques (SOCLE)
  • Interactions Homme Système (IHS)
  • Usine, Support/MCO/MRO et Réaménagement (USER)
  • Modélisation, Simulation, Analyse des données (MSA)

L’Aerospace Valley s’est aussi soucié de lancer des projets structurants à même de consolider la filière : développement de zones industrielles, de centres de formation, de plateformes d’innovation… Ainsi, depuis 2005, près de 1300 projets ont vu le jour, dont 1070 ont été labellisés ou agréés, quand 584 projets ont obtenu un financement à hauteur de 1,5 milliard d’euros selon les chiffres provisoires.

 

Pour conclure, l’aérospatial français s’est organisé de manière à conserver son ledearship à l’international, notamment grâce à l’extraordinaire efficacité des partenariats entre privé et public, recherche et industrie. Les synergies qui en découlent ont ainsi permis à Toulouse et sa région, mais aussi à la Nouvelle-Aquitaine, de capitaliser sur leur histoire, leur savoir-faire et leurs industries pour faire converger les intérêts de leurs territoires vers un unique but : la compétitivité de la France sur trois grands objectifs marché : l’aéronautique, l’espace, les systèmes embarqués.

 

 

 

 

 

La rédaction

La rédactionhttps://www.toulouseinfos.fr
Pierre-Jean Gonzalez, rédacteur en chef de toulouseinfos.fr a collaboré avec de nombreux médias avant de prendre la direction du site toulousain, qui existe depuis 10 ans.

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