Hausse du prix du tabac : les buralistes toulousains inquiets face à la contrebande et la proximité avec l’Espagne et l’Andorre

📁 Articles, Economie, Une 🕔01 mars 2018
Ce jeudi 1er mars, le prix des cigarettes augmente de 1 à 1,10 euro par paquet. Photo /Toulouse Infos

Ce jeudi 1er mars, le prix des cigarettes augmente de 1 à 1,10 euro par paquet.
Photo /Toulouse Infos

À partir de ce jeudi 1er mars 2018, le prix des cigarettes augmente de 1 à 1,10 euro par paquet. Le gouvernement prévoit d’atteindre 10 euros le paquet d’ici novembre 2020.

 

 

 

 

 

Le paquet de 20 Marlboro rouge et Gold, qui était à 7,30 euros, va augmenter à 8 euros. Dans la même catégorie, le paquet de Philip Morris, de Camel et de Gauloises blondes passe aussi à 8 euros. En entrée de gamme, les Lucky Strike Red qui étaient à 6,80 euros passent à 7,80 euros, tout comme les Winfield et Winston rouge. La Chesterfield red passe à 7,80 euros contre 7 euros.

 

Après la hausse de 30 centimes en novembre 2017, les buralistes toulousains s’inquiètent de la concurrence frontalière avec l’Espagne et Andorre. Pour Philippe Turmo, secrétaire général de la chambre des buralistes de Haute-Garonne, cela va favoriser le marché parallèle. À noter que le marché noir représente 35% de la vente de cigarettes sur Toulouse. Les buralistes craignent un développement de la contrebande en Haute-Garonne, et plus particulièrement dans la Ville rose.

 

Des chiffres dévoilés par la Seita (Société d’exploitation industrielle des tabacs et des allumettes) en 2015 révélaient déjà que dans les zones frontalières de l’Espagne, deux paquets sur cinq étaient achetés en dehors du réseau légal français. Rappelons que la Ville Rose n’est qu’à deux heures de voiture d’Andorre. En Espagne et en Andorre, le paquet est vendu deux fois voire quatre fois moins cher que sur le sol français. En Espagne, un paquet est vendu aux alentours de 4,30 euros et en Andorre à même pas 3 euros.

 

Cette hausse du prix illustre la volonté affichée du gouvernement de réduire la consommation de tabac, afin de faire « baisser les incidences de cancer et de réduire les coûts sociaux liés au tabac ». L’État, qui a inscrit dans la stratégie nationale de santé adoptée fin 2017, la promotion des « comportements favorables à la santé », estime à 26,6 milliards les coûts sociaux liés au tabac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Virginie Tsiao




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