Suite au passage de Jean Michel Baylet (candidat aux primaires socialistes) sur France 3 (Voir la vidéo) dans lequel il s’expliquait sur l'affaire de favoritisme dans laquelle il est mis en examen depuis 2009, voici la réaction de son principal opposant politique : Nicolas Pompigne-Mognard.
Voici la retranscription de l'interview de France 3.
France 3 : Alors, vous dites « oui, je suis mis en examen dans une enquête », mais vous ajoutez « je ne suis pas mis en examen pour prise illégale d’intérêt »…
Jean-Michel Baylet : Bien sur que non. Deux choses sur cette affaire, très rapidement. La première : la personne que vous venez de voir (dans le reportage qui précédait), c’est mon adversaire UMP aux dernières élections cantonales…
France 3 : Vous n’avez pas envie de dire son nom…?
Jean-Michel Baylet : Non… Il ne le mérite pas… Et tout cela a été monté par l’UMP locale, puisque c’est François Bonhomme, l’ancien conseiller général de Caussade battu (aux dernières élections cantonales) qui a saisi la justice. Il l’a saisi à tout bout de champs, contre mes collaborateurs, contre les directeurs et contre moi-même. Nous en sommes au moins à une vingtaine de procédure, si ce n’est plus, en deux ou trois ans. Il se trouve que dans les trois dernières procédures qu’ils ont lancé : l’affaire des frais de bouche du conseil général n’a pas été instruite…
France 3 : Oui. On vient de le préciser.
Jean-Michel Baylet : La voiture… Quatre ans d’instruction pour un non-lieu…
France 3 : Il reste cette fameuse revue…
Jean-Michel Baylet : Alors, qu’en est-il de cette revue : En 2001, nous passons un contrat avec Himacom pour 12 numéros. Il se trouve qu’en 2004, Le groupe La Dépêche du Midi rentre pour 10% dans le capital…
France 3 : Et là qu’est-ce que vous dites. Qu’est-ce que vous faites ?
Jean-Michel Baylet : Je dis immédiatement à mon Directeur général des services : « On arrête ». Il me répond : « Nous sommes au onzième numéro, il est en cours d’impression, et il reste le douzième. Si nous n’exécutons pas le contrat jusqu’au bout, le conseil général va être condamné à des dommages et intérêts ». Bon, c’est vrai que la Loi avait changé entretemps. C’est ce qu’on me reproche... En janvier 2008, il y a trois ans et demi, un juge d’instruction est nommé. Un an après, même d’avantage, en mai 2009, il me signifie par lettre recommandée que je suis mis en examen et depuis...
France 3 : Bon…
Jean-Michel Baylet : Attendez c’est important… Depuis, je n’ai jamais eu aucune nouvelle, je n’ai jamais été entendu. Deux ans et demi après. Donc je me demande quand même comment marche la justice dans ce pays (le journaliste tente de nouveau de poser une question); si c’est sur les calomnies et les dénonciations, et pourquoi on fait trainer un justiciable pendant plus de trois années… Information importante pour vos auditeurs : lundi…(le journaliste coupe Jean-Michel Baylet)
France 3 : Je voudrais poser une question Monsieur Baylet… (Jean-Michel Baylet continue de parler)
Jean-Michel Baylet : …Lundi, mon avocat sera à Bordeaux…
France 3 : Bon…
Jean-Michel Baylet : …et rencontrera le juge et le procureur et demandera un non-lieu.
France 3 : En un mot cela concerne à peu près quelle somme d’argent, puisque vous me parlez d’une revue en tout et pour tout.
Jean-Michel Baylet : Tout à fait. C’est à peu près douze cent euros le numéro et huit cent euros… huit cent euros !.. Voilà cette affaire dont on fait des gorges chaudes… Parce que je suis candidat à la primaire…
France 3 : A c’est pour ça. C’est parce que vous êtes candidat à la primaire ?
Jean-Michel Baylet : Mais parce que c’était sorti de ci de là. Monsieur Pompigne-Mognard, puisque vous voulez absolument que le cite, cela fait des années qu’il écrit ça sur son site et sur son blog. Nul ne s’y est intéressé parce qu’on le connaît, on sait son coté manipulateur. Et d’ailleurs j’ai porté plainte contre lui…
France 3 : Contre lui, et pas contre Rue 89…
Jean-Michel Baylet : Contre Rue 89, contre Pompigne-Mognard, et contre toute celles et tous ceux qui me diffameront, parce que c’est mon honneur qui en jeu. Moi je suis dans une grande aventure qui est la primaire. Nous souhaitons faire gagner la Gauche, et je ne veux pas que l’on salisse, par des manœuvres politiciennes, cette primaire, ni que l’on porte atteinte à mon honneur. Je me défends, et je continuerai à me défendre. Et croyez-moi, j’ai du tonus.
France 3 : On vous aura bien compris… Merci Jean-Michel Baylet d’avoir été notre invité ce soir pour apporter toutes ces précisions.


