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Toulouse : un observatoire des papillons, « très bon indicateur de la biodiversité »

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papillonLa ville de Toulouse appelle les toulousains à observer la présence des papillons sur le territoire. Porté par l'association Noé Conservation et par le Muséum National d'Histoire Naturelle, cet observatoire a pour vocation de recueillir des données complètes sur un territoire afin d'étudier l'évolution des populations des papillons, très bons indicateurs de la biodiversité et de la qualité des milieux naturels.

 

« Les changements que l'Homme induit sur l'environnement sont de plus en plus rapides », explique Veronique Brondeau, chargée des programmes observatoires de la biodiversité des jardins, qui s'interroge sur les raisons de ces modifications. Dans cette optique, l'association Noé conservation et le Muséum National d'histoire naturelle se sont alliés pour mettre en place un observatoire-citoyen d'étude des papillons. « Tout le monde pense que la biodiversité ordinaire comme les insectes et les escargots va de soi mais au final, elle est menacée », intervient-elle. Les espèces dont parle l'association Noé et le Muséum sont certes, moins spectaculaires que le tigre du Bengale mais sont pourtant tout aussi utiles. A titre d'exemple, l'entomologiste Philippe Annoyer souligne « les papillons mangent le plus souvent qu'une seule plante. Si cette plante disparaît c'est l'espèce entière qui s'éteint. Les conditions climatiques et les changements qu'effectue l'Homme sur la nature sont un facteur dominant pour le bien-être de la biodiversité ». Cet observatoire grand public, en place depuis 2006, compte à ce jour 10 000 jardins suivis. Et si des premières conclusions commencent à émerger, « c'est dans la durée qu'il sera possible de réellement apprendre des choses », prévient Philippe Annoyer. Au fil du temps, ces études permettront de surveiller le déclin de la biodiversité et de faire un constat sur les dégâts que l'homme fait subir à la nature.

 

Qui, quoi, quand, où, comment ?

La démarche à suivre pour devenir un éco-citoyen est plutôt simple. Les bénévoles observent, selon leurs rythmes, les espèces de papillons qui peuplent leurs jardins ou leurs balconnets. Il suffit ensuite d'inscrire son jardin sur le site de Noé conservation et de saisir les données à la fin de chaque mois, ou de chaque observation. « Les jardins en friche favorisent l'abondance et la diversité des espèces de papillons », révèle Philippe Annoyer. L'ortie, par exemple, n'est pas la meilleure amie de l'homme mais elle recueille de nombreux visiteurs sur ses piquants. La diversité des papillons varie donc en fonction des plantes qui composent le jardin. Le but de cet observatoire étant de « développer la participation des citoyens toulousains au programme de biodiversité », termine Véronique Brandot.

 

Article de Maud Calves

Commentaires   

 
0 #1 Patrick MIGNARD 09-06-2014 21:22
C'est probablement pour favoriser la biodiversité que la Mairie de Toulouse est contre les "herbes folles" ! Monsieur MOUDENC n'en est plus à une contradiction près !
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