D’où viennent les moulures qui ornent les façades de Toulouse ?

📁 Toulouse en questions 🕔18 août 2014

La même la famille est à l’origine de toutes les statues et colonnes de Toulouse. Si vous avez l’occasion de vous promener dans les rues de Toulouse, vous avez du remarquer les nombreuses façades embellies par des statues ou des colonnes géantes. Des moulures qui datent du 19ème siècle et que l’on doit à la famille Virebent. Histoire.

 

La famille Virebent est à l’origine de la démocratisation des décorations qui ornent les façades toulousaines. « En Occitan, Virebent signifie le vent qui tourne, un nom prémonitoire pour cette famille qui a révolutionné l’architecture extérieure de Toulouse » raconte Meritxelle Boldello Solé, guide à l’Office de Tourisme de Toulouse. Au 19ème siècle, le père Jean Pascal Virebent, qui est architecte de la ville, «  se retrouve sans travail  en 1830. L’occasion pour les enfants (5 au total, dont Auguste) de mettre en place l’usine Virebent et de créer une technique qui va révolutionner le décor de prestige » précise-t-elle. Cette technique c’est la plinthotomie. Un procédé d’emporte-pièce qui permet de mouler la glaise dans sa forme définitive avant de la faire cuire. « Les décors en pierre de taille sont très onéreux. Le fait d’utiliser des moulages et de l’argile va démocratiser en partie l’accès au décor » explique la guide. La Maison des Cariatides, situé 16 place Roosevelt est un exemple de commande passé par la famille Miègeville à l’usine Virebent . « Ils ont créé une sorte de catalogue, où chacun venait choisir les statues ou colonnes qu’ils souhaitaient acheter pour décorer leur maison. C’était les prémices du décor en série » explique Meritxelle. Aujourd’hui l’atelier, situé à Launaguet, existe toujours, mais n’est plus en état de fonctionnement. Il est ouvert aux visites lors des journées du patrimoine mais s’est déplacé à Launaguet. « Les enfants travaillent de la terre cuite émaillée. Cela fait maintenant quatre générations que l’entreprise existe » précise-t-elle.

 

Toulouse : Une ville aux airs majestueux

La ville rose, dont le surnom provient de ses façades en brique, n’a pas toujours été ainsi. Au 19ème siècle, les plus grandes villes de France, comme Bordeaux ou Paris, disposaient de bâtisses en pierre, symboles d’une certaine richesse. A Toulouse, le matériau était cher, et nécessitait de le faire transporter des Pyrénées. « Quand on marche sans faire attention, rue Alsace Lorraine, ou rue Gambetta, on a l’impression que les murs sont en pierres blanches, et prennent les allures du Boulevard Haussmann. Mais en réalité c’est de la brique blanchie à partir d’un mélange entre de la terre cuite et de la chaux ». Un procédé qui permettait à Toulouse de paraître « aussi majestueuse que la Capitale ».

 

Article de Marine Astor

Pas de commentaire

Pas de commentaires pour le moment

Soyez le premier à écrire un commentaire.

Ecrire un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *