Plus de 700 personnes réunies à Toulouse lancent un appel au gouvernement « LGV Occitanie Oui ! »

📁 Articles, Economie, Une 🕔04 octobre 2017
 LGV Occitanie Oui !  CLydie Lecarpentier - Région Occitanie

LGV Occitanie Oui !
Photo : Lydie Lecarpentier – Région Occitanie

Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, était à la tête d’une mobilisation sans précédent cet après-midi à l’Hôtel de Région de Toulouse, afin de montrer au gouvernement la détermination de la Région en faveur de la LGV Bordeaux-Toulouse et de la Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan.

 

« Vous êtes des centaines ici présents à nos côtés et des milliers à suivre en direct cette grande mobilisation sur nos pages et sur nos réseaux sociaux, je suis fière de voir que la Région toute entière est au rendez-vous ! Car en vérité, nous sommes des millions à être mobilisés. Soyez-en sûrs, ce n’est que le début » a lancé Carole Delga à l’occasion de ce grand rassemblement.

 

Cet après-midi, nombreux étaient les grands témoins et ambassadeurs de la Région, citoyens, acteurs économiques, culturels et associatifs, représentants d’usagers et élus locaux, qui ont tenu à apporter leur soutien aux projets de LGV Bordeaux-Toulouse et de Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, portés par le territoire depuis de nombreuses années. Que ce soit en termes de développement économique, d’attractivité touristique et culturelle, ou encore de qualité de vie, ils ont démontré au gouvernement comment et pourquoi la grande vitesse était essentielle pour l’avenir de leur Région.

 

Jean-Louis Chauzy, Président d’Eurosud Transport et du CESER Occitanie : « Nous demandons à l’Etat de respecter ses engagements. La LGV Paris-Bordeaux n’a de sens que si on fait la suite, comme cela était prévu, c’est-à-dire Bordeaux-Toulouse. La mobilité est le premier enjeu des régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie qui accueillent des dizaines de milliers d’habitants supplémentaires chaque année avec une croissance économique créatrice d’emplois. Les 12 millions d’habitants de ces deux régions justifient les investissements de la grande vitesse pour relier Toulouse à Paris en 3h10 ».

 

Jean-Michel Baylet, Président du Groupe La Dépêche : « Nous sommes naturellement à vos côtés, avec détermination, pour mener et gagner ce combat de la LGV, indispensable au développement économique, touristique et industriel de la Région. Au nom de la continuité de l’Etat, il est tout simplement normal que les engagements soient tenus. C’est un droit, nous devons exiger qu’il soit respecté ».

 

Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse et Président de Toulouse Métropole : « La Région la plus dynamique du pays ne peut pas être exclue de la grande vitesse. C’est une injustice inacceptable et une incohérence économique ».

 

Philippe Saurel, Maire de Montpellier et Président de Montpellier Méditerranée Métropole : « Je ne suis pas dans une démarche anti-gouvernement, je suis dans une démarche de soutien au projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, qui n’est pas nouveau mais qui est essentiel ».

 

Georges Meric, Président du Conseil Départemental de la Haute Garonne : « Mon sentiment c’est que nous perdons du temps. Il ne s’agit pas d’un projet nouveau, nous demandons que la LGV desserve Toulouse, comme l’Etat s’y est engagé ».

 

Alain Condaminas, Directeur Général de la Banque Populaire Occitane : « Nous n’avons pas le choix, il nous faut cette LGV. Nous sommes trop dépendants de l’avion, nous devons nous diversifier ».

 

Jean-Marc Pujol, Maire de Perpignan : « En 2017, la Métropole perpignanaise est à 6h de Paris, voilà le sujet. La mobilisation est donc nécessaire, la raison économique doit l’emporter, la priorité est là ».

 

Philippe Raimbault, Président de l’Université fédérale de Toulouse : « Toulouse est une ville particulièrement dynamique, 2e ville universitaire où il fait bon étudier. Nous avons des formations uniques en France. Le premier critère qui intervient dans le choix des étudiants est la proximité avec le domicile familial et là nous ne sommes pas bons car nous sommes mal desservis ».

 

Alain Di Crescenzo, Président de la CCI Occitanie : « No infrastructure, no business. Il y a une véritable incompréhension du côté des entreprises car nous sommes un Territoire à grande Vitesse sans Ligne à Grande Vitesse ! Ce serait une grave erreur d’opposer les trains du quotidien avec la LGV, nous militons pour avoir les deux c’est essentiel ».

 

Olivier Lamarque, Directeur des Relations Institutionnelles du Groupe Pierre Fabre : « Nous sommes une entreprise installée dans une ville de province, Castres, alors l’équité territoriale c’est un sujet qui nous parle. Toulouse est la métropole la plus éloignée de Paris, ce n’est pas normal ».

 

Renaud Lagrave, vice-Président de la Région Nouvelle-Aquitaine chargé des infrastructures, des transports et de la mobilité : « Ce débat est surréaliste car ce sont des dossiers connus depuis des dizaines d’années sur lesquels le gouvernement met un coup d’arrêt, c’est intolérable ! »

 

Michel Duchene, vice-Président de Bordeaux-Métropole en charge des grands projets d’aménagement urbains : « Pour Alain Juppé, c’est un projet global et essentiel et il continuera à se mobiliser pour que la ligne continue jusqu’à Toulouse. Bordeaux est un chemin vers Toulouse et vers l’Espagne. La question n’est pas de savoir s’il faut faire cette liaison Bordeaux-Toulouse mais c’est de savoir quand et j’espère que ce sera le plus rapidement possible ».

 

Didier Lacroix, Président du Stade Toulousain : « Je suis avant tout Toulousain et très pragmatique. Quelle est la valeur de la parole ? Les Toulousains ont participé au financement entre Bordeaux et Paris, ne pas aller jusqu’au bout alors que cela a été promis, ça me dérange ».

 

Cédric Cabanes, Président d’Agro nutrition, Pôle Agri SudOuest Innovation : « On veut amener notre agriculture à créer plus de valeur pour notre territoire. On a besoin d’aller vite, la nécessité de cette ligne est évidente ».

 

Hermeline Malherbe, Présidente du Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales : « Oui, les habitants des Pyrénées-Orientales ont droit à la grande vitesse ! En 2017, doit-on encore dire pourquoi la grande vitesse est importante pour le Grand Sud ? Ce n’est pas sérieux ».

 

Jean-Claude Gayssot, ancien Ministre des transports, Président de l’EPR Port Sud de France : « N’opposons ni la ligne Bordeaux-Toulouse à celle Montpellier-Perpignan ni les trains du quotidien à la grande vitesse ! Arrêtons d’opposer ! Ma chère Présidente Carole Delga, on va la gagner cette bataille ! »

 

Frédéric Van Heems, Directeur Général Eau France de Veolia : « Veolia est au service des collectivités locales, on est au cœur des problématiques territoriales. Il faut être de plus en plus local et global en même temps. Toulouse est une grande métropole européenne et elle doit être mise en réseau avec les autres métropoles. Il est temps que Toulouse soit à 3h de Paris ! »

 

« L’Occitanie est bien là, debout, déterminée à se faire entendre et à faire entendre la voix des territoires. Nous sommes unis pour cette juste cause, arrêter d’être mis à l’écart plus longtemps. Le gouvernement ne peut rester sourd à cet appel. Au lieu de nous ralentir, qu’il nous laisse avancer ! » a conclu Carole Delga.

 

 

 

 

La rédaction




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